L’Autorité de la concurrence a autorisé le 28 octobre 2026 la prise de contrôle de Deret Logistique, Deret Transporteur et d’actifs immobiliers par le groupe SNCF, via Geodis. Ce feu vert franchit une étape réglementaire importante, sans attester à lui seul de la finalisation de l’opération.
Geodis–Deret : l’Autorité de la concurrence autorise le rachat par la filiale de la SNCF

Le projet de rapprochement entre Geodis et une partie du groupe Deret franchit une étape décisive. Le 28 octobre 2026, l’Autorité de la concurrence a rendu publique sa décision n° 26-DCC-209 autorisant la prise de contrôle exclusif de Deret Logistique, Deret Transporteur et d’un portefeuille d’actifs immobiliers par le groupe SNCF. Le dossier a été traité en phase 1, selon une procédure simplifiée.
Une autorisation réglementaire, pas encore une annonce de clôture
La partie notifiante identifiée par l’Autorité est le groupe SNCF, à travers Geodis SA, sa filiale spécialisée dans le transport et la logistique. Le dispositif indiqué par le régulateur est une autorisation de concentration. Cette décision signifie que l’opération examinée a obtenu le feu vert de l’autorité française compétente au titre du contrôle des concentrations.
Il faut distinguer cette étape de la réalisation juridique et financière de l’acquisition. La fiche de l’Autorité ne communique ni prix d’achat ni date de clôture et ne confirme pas, à elle seule, que tous les transferts de titres et d’actifs ont été achevés. Elle précise également que la décision est susceptible de recours. Pour les clients et partenaires, la continuité des contrats ne peut donc pas être déduite automatiquement du seul feu vert concurrentiel.
Des entrepôts et des agences de transport au cœur du rapprochement
Le projet avait été présenté publiquement par la SNCF le 1er octobre. Dans sa présentation de l’accord Geodis–Deret, le groupe indique viser plusieurs activités de transport et de logistique, dont Deret Logistique et Deret Transporteur, ainsi que des actifs immobiliers. Le communiqué mentionne également Socipac, Logtex et Deret Services numériques dans le périmètre commercial annoncé.
Le groupe Deret représente, selon les chiffres présentés par la SNCF, 28 sites logistiques, 13 agences de transport et 2 400 collaborateurs. Ces données décrivent le groupe Deret dans son ensemble : elles ne constituent pas un décompte officiel des salariés et installations effectivement transférés à Geodis. Le périmètre précis retenu dans la fiche de décision concurrentielle doit donc être distingué de cette présentation générale.
Fondé à Orléans, Deret intervient notamment dans l’entreposage et l’organisation des flux de marchandises. Geodis entend renforcer son maillage français et son implantation dans le bassin orléanais, particulièrement pour les chaînes logistiques du luxe, des cosmétiques et des produits pharmaceutiques. Ces objectifs industriels sont ceux exprimés par l’acquéreur, et non des résultats déjà mesurés de l’opération.
Ce que ce feu vert change pour le secteur logistique
La décision lève un obstacle réglementaire important à la consolidation d’activités d’entreposage et de transport routier. Pour Geodis, elle s’inscrit dans une stratégie de renforcement de ses capacités logistiques en France. Pour les entreprises qui externalisent leurs stocks et leurs expéditions, le rapprochement pourrait à terme modifier la couverture géographique et l’organisation des prestations, sans que l’on puisse encore en quantifier les effets sur les prix ou les délais.
Le contexte de cette consolidation était déjà décrit lors de l’annonce de l’accord, notamment par le média spécialisé Trans.info, qui rappelait que l’opération restait alors soumise aux autorisations nécessaires. La décision du 28 octobre apporte précisément la réponse du régulateur français sur le volet concurrentiel.
Les prochaines informations déterminantes seront celles relatives à la finalisation effective de la transaction, à son périmètre opérationnel définitif et à l’organisation des activités reprises. Aucun montant de transaction ni calendrier définitif de clôture n’est publié dans la fiche de l’Autorité de la concurrence.