Pour la première fois, un cas humain lié au virus H9N2 est confirmé en Europe. Si l’événement attire l’attention, les autorités sanitaires appellent toutefois à la prudence dans l’interprétation.
Grippe aviaire en Europe : premier cas humain confirmé

Les autorités sanitaires italiennes ont confirmé, le 25 mars 2026, un cas humain de grippe aviaire H9N2 en Lombardie. Il s’agit d’une première en Europe. Pourtant, malgré ce signal, les agences sanitaires européennes insistent sur un point, le risque pour la population humaine demeure extrêmement faible, selon les données disponibles à ce jour.
Grippe aviaire : un premier cas humain en Europe, mais importé
La grippe aviaire franchit un cap symbolique en Europe. En effet, un patient hospitalisé en Lombardie a été diagnostiqué porteur du virus A(H9N2), selon un communiqué du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) daté du 25 mars 2026. Ce cas humain constitue le premier jamais enregistré sur le continent. Cependant, il convient de préciser que cette infection humaine n’a pas été contractée en Europe.
Le patient revenait d’un pays africain où le virus circule déjà chez les oiseaux, selon l’ECDC. Ainsi, la situation reste, pour l’instant, circonscrite et sans propagation locale. Par ailleurs, le malade présentait des pathologies sous-jacentes et a été placé en isolement hospitalier, ce qui limite fortement tout risque de transmission. Il s’agirait d’un jeune patient ayant voyagé en Afrique avant son diagnostic. Cette précision renforce l’hypothèse d’une contamination hors du territoire européen.
Pourquoi le risque humain reste très faible
Malgré cette première détection humaine, les autorités sanitaires adoptent un discours rassurant. L’ECDC souligne clairement que « des cas humains sporadiques de grippe aviaire ne sont pas inattendus dans les zones où le virus circule chez les oiseaux », selon Euronews. Surtout, aucune transmission interhumaine n’a été observée à ce jour. Cette donnée est centrale. L’ECDC précise que ce type de virus ne s’est jamais propagé d’un humain à un autre, ce qui réduit considérablement le risque de diffusion à grande échelle.
Les chiffres confirment cette tendance. Depuis 1998 et jusqu’au 27 février 2026, 195 cas humains de H9N2 ont été recensés dans le monde, répartis dans dix pays d’Asie et d’Afrique, selon l’ECDC. De plus, aucun décès n’a été enregistré dans les cas récents recensés entre le 29 novembre 2025 et le 27 février 2026. Enfin, l’agence européenne estime explicitement que « le risque actuel pour la population générale de l’UE/EEE [...] est très faible », selon Euronews. Cette évaluation repose sur l’absence de transmission humaine et sur le caractère généralement bénin des infections observées.
Un virus surveillé pour ses impacts sanitaires et économiques
Si le risque immédiat pour l’humain reste limité, la grippe aviaire demeure un sujet majeur de vigilance sanitaire et économique. En effet, ce virus circule activement chez les oiseaux, ce qui expose régulièrement les filières agricoles à des pertes importantes. D’un point de vue épidémiologique, les infections humaines surviennent principalement après un contact direct avec des animaux infectés ou des environnements contaminés, selon l’ECDC. Ce mode de transmission limite, pour l’instant, les chaînes de contamination. Cependant, les autorités sanitaires rappellent que la surveillance reste constante. L’ECDC indique que « la situation fait l’objet d’une surveillance constante », selon Réussir. Cette vigilance vise notamment à détecter toute mutation du virus qui pourrait modifier son comportement.
Par ailleurs, à l’échelle mondiale, les données montrent une circulation persistante du virus. Entre le 29 novembre 2025 et le 27 février 2026, 10 cas humains ont été signalés, principalement en Chine et au Cambodge, selon l’ECDC. Aucun de ces cas n’a entraîné de décès, ce qui confirme le profil globalement peu sévère de ce sous-type viral. Enfin, les experts insistent sur un point clé, l’absence de mutation permettant une transmission interhumaine reste, à ce stade, un facteur déterminant. Comme le souligne un virologue cité par Futura-Sciences, il est « inutile de paniquer... pour le moment ».
