La hausse prix s’est accélérée en France au mois d’août. Derrière le retour de l’inflation à 2,4% sur un an, plusieurs postes de dépenses affichent des progressions nettement supérieures, notamment l’énergie et certains produits alimentaires frais.
Hausse des prix : l’inflation grimpe à 2,4% en août

La hausse prix a repris de la vigueur en France en août 2026. Selon les données définitives publiées par l’Insee, l’indice des prix à la consommation a progressé de 2,4% sur un an, contre 2,1% en juillet. Cette accélération repose principalement sur le rebond des prix de l’énergie, tandis que l’alimentation connaît également une progression, portée par certains produits frais.
Hausse prix : l’énergie devient le principal moteur de l’inflation
Le principal facteur de l’accélération de l’inflation en août vient de l’énergie. Les prix du secteur ont augmenté de 16,7% sur un an, contre 12,6% en juillet, selon l’Insee. Les produits pétroliers concentrent une grande partie de cette progression avec une hausse annuelle de 28,7%. Dans le détail, le gazole affiche une augmentation de 36,4% sur un an, tandis que l’essence progresse de 19,1%. Les combustibles liquides enregistrent une hausse encore plus marquée, à 47,8%.
Cette évolution reflète notamment la sensibilité des marchés énergétiques aux tensions internationales. Les carburants restent particulièrement exposés aux variations des cours du pétrole, qui peuvent rapidement se répercuter sur les prix payés par les ménages. « La hausse de l’inflation s’explique essentiellement par l’accélération des prix de l’énergie », indique l’Insee dans son analyse des résultats définitifs d’août.
L’électricité et le gaz suivent des trajectoires différentes. Les prix de l’électricité rebondissent légèrement sur un an (+1,1%), tandis que ceux du gaz progressent encore de 14,3%, même si leur rythme ralentit par rapport au mois précédent.
Les produits frais amplifient la hausse des prix alimentaires
L’alimentation reste un autre point de vigilance. Les prix alimentaires ont augmenté de 1,1% sur un an en août, après +1% en juillet. Mais cette moyenne masque de fortes disparités entre les produits.
Les produits frais enregistrent une hausse beaucoup plus importante, à +5,9 % sur un an. Les légumes figurent parmi les catégories les plus touchées. Les prix des légumes à feuilles ou à tiges, comme les salades et les endives, progressent de 21,3 %. Les légumes frais à fruits, parmi lesquels les tomates et les courgettes, augmentent de 22,3 %.
Ces évolutions s’expliquent notamment par des conditions climatiques difficiles. Les épisodes de chaleur et de sécheresse ont pesé sur certaines productions agricoles, tandis que les coûts liés à l’énergie continuent d’influencer les chaînes de production et de conservation.
D’autres produits subissent également une pression importante. Les fruits surgelés, qui nécessitent une conservation énergivore, figurent parmi les catégories affectées par la progression des coûts. À l’inverse, certains produits alimentaires ralentissent. Les prix du chocolat et de la confiserie n’augmentent que de 0,8% sur un an, après une progression plus forte les mois précédents.
Une inflation contrastée selon les dépenses des ménages
Tous les postes de consommation ne suivent pas la même tendance. Les services, qui représentent une part importante du budget des ménages, voient leur progression ralentir : leurs prix augmentent de 1,9% sur un an en août, contre 2,2% en juillet.
Les produits manufacturés poursuivent leur baisse, mais celle-ci devient moins marquée. Le recul atteint 0,4% sur un an, contre -0,7% en juillet.
Dans la grande distribution, les prix des produits alimentaires industriels, des produits d’entretien et de l’hygiène-beauté reculent légèrement sur un an (-0,2%).
La situation reste donc très différente selon les catégories de dépenses. Pour les ménages, l’évolution de la facture énergétique et celle des produits frais constituent les principaux points de tension.
« Les prix de l’alimentation accélèrent légèrement (+1,1% après +1,0%) et ceux des services ralentissent (+1,9% après +2,2%) », précise l’Insee dans sa publication consacrée à l’indice des prix à la consommation.
