En 2025, l’immobilier en Île-de-France a changé de rythme. Après trois années de repli, le marché repart sans flambée, porté par une reprise des ventes, une stabilisation des prix et un nouvel équilibre entre financement, négociation et performance énergétique.
Immobilier : les ventes bondissent de 13% en région parisienne

Le 26 février 2026, la publication des derniers chiffres des Notaires du Grand Paris et de l’indice Notaires-Insee a acté un tournant : l’année 2025 marque la fin du point bas pour l’immobilier francilien. La région la plus chère de France n’est plus figée. Elle avance de nouveau, mais à pas mesurés.
Immobilier : le retour des ventes après trois ans de repli en région parisienne
En 2025, 124 760 logements anciens ont changé de mains en Île-de-France, dont 88 020 appartements et 36 740 maisons, selon les Notaires du Grand Paris. L’activité progresse de 13 % sur un an. Elle retrouve ainsi le niveau de 2023, après la chute observée entre 2022 et 2024.
La fin d’année confirme l’inflexion. Au 4e trimestre 2025, la région totalise 30 150 ventes, soit +11 % par rapport au 4e trimestre 2024 et +13 % par rapport à la même période de 2023, d’après les Notaires du Grand Paris. Le moteur redémarre. Lentement, mais clairement. Les notaires parlent d’« une reprise mesurée dans un marché en voie de normalisation ». Il ne s’agit pas d’un nouveau cycle d’expansion, mais d’un atterrissage maîtrisé après un ajustement brutal. D’ailleurs, le volume annuel reste inférieur aux années fastes 2015-2022, quand l’Île-de-France enregistrait entre 150 000 et 180 000 ventes par an.
À l’échelle nationale, la dynamique va dans le même sens. L’Insee indique que les prix des logements anciens en France progressent de 1,1 % sur un an au 4e trimestre 2025, après deux années de baisse. La hausse est modeste. Elle suffit pourtant à modifier les anticipations.
Prix de l’immobilier : ça continue d’augmenter à Paris
En Île-de-France, les prix ne flambent pas. Ils se stabilisent. Au 4e trimestre 2025, ils augmentent de 0,7 % sur un an. Ce mouvement, discret en apparence, rompt avec la séquence négative des trimestres précédents. Dans le détail, les appartements tirent la tendance. Leur prix moyen atteint 6 160 euros par m² dans la région, en hausse de 1,2 % sur un an, d’après les Notaires du Grand Paris. À Paris, le mètre carré s’établit à 9 600 euros, soit +1,4 % sur un an. Le seuil symbolique des 10 000 euros n’est de nouveau plus très loin, mais le marché ne s’emballe pas.
Les maisons, en revanche, restent orientées à la baisse. Le prix moyen en Île-de-France s’établit à 324 700 euros, en recul de 0,4 % sur un an, selon les Notaires du Grand Paris. L’Insee confirme cette divergence : +1,2 % pour les appartements, -0,4 % pour les maisons sur un an au 4e trimestre 2025. Cette dissociation traduit un changement d’arbitrage. Après l’attrait massif pour les maisons durant la période post-Covid, les ménages réévaluent la distance domicile-travail, les coûts de transport, et surtout le budget global. Le prix d’achat n’est plus le seul critère.
Paris, Petite et Grande Couronne : un marché à plusieurs vitesses
À Paris, l’immobilier évolue plus lentement que dans le reste de la région. Les ventes d’appartements progressent de 8 % sur un an en 2025, contre des hausses plus marquées en couronne, selon les Notaires du Grand Paris. La capitale reste un marché de solvabilité élevée, sensible aux variations de financement mais capable d’absorber des niveaux de prix supérieurs.
En Petite Couronne, les volumes d’appartements augmentent de 16 % sur un an en 2025. En Grande Couronne, la progression atteint 15 %, avec une reprise particulièrement nette sur le segment des maisons. L’amélioration est donc plus marquée en périphérie, là où les prix d’entrée restent plus accessibles.
« 2025 apparaît rétrospectivement comme une année charnière vers un nouveau cycle », écrivent les Notaires du Grand Paris. L’expression n’est pas anodine. Elle signifie que le marché immobilier francilien ne retrouve pas l’euphorie d’hier. Il se transforme. En 2026, la trajectoire devrait rester modérée, dans la continuité de 2025 : des volumes en progression contenue, des prix évoluant sans emballement, et un marché davantage structuré par la solvabilité réelle des ménages que par la seule dynamique spéculative.
