Un incendie s’est déclaré dans l’une des infrastructures énergétiques les plus importantes de l’Équateur. Les opérations ont été suspendues. Plusieurs mesures ont été prises pour sécuriser la zone.
Un incendie met à l’arrêt la plus grande raffinerie d’Amérique du sud

Située sur la côte nord-ouest, à Esmeraldas, la principale raffinerie de l’Équateur a été touchée par un incendie. L’explosion d’un réservoir de fioul a conduit à l’arrêt temporaire des opérations. L’événement suscite des interrogations sur la sécurité des infrastructures et la résilience du secteur pétrolier équatorien.
À Esmeraldas, cœur pétrolier de l’Équateur, un feu interrompt les opérations
Le lundi 26 mai 2025, un incendie s’est déclaré dans la raffinerie d’Esmeraldas, principal complexe de traitement de pétrole brut en Équateur. Une colonne de fumée visible depuis plusieurs kilomètres a alerté la population. Selon la ministre de l’Énergie, Inés Manzano, « un réservoir de fioul a pris feu. La situation est sous contrôle », comme elle l’a indiqué sur X.
Petroecuador, l’entreprise publique exploitant le site, a confirmé que l’origine du sinistre restait à déterminer. Aucun blessé n’a été signalé, bien que cinq personnes aient été brièvement prises en charge pour inhalation de fumée. Par mesure de précaution, l’ensemble du personnel a été évacué.
Avec une capacité de traitement de 110 000 barils de brut par jour, la raffinerie d’Esmeraldas représente une composante stratégique de l’industrie pétrolière équatorienne. Cet arrêt temporaire soulève des préoccupations sur l’approvisionnement intérieur, bien que les autorités aient affirmé que les réserves actuelles étaient suffisantes pour éviter toute pénurie à court terme.
Une raffinerie essentielle pour l’économie de l’Équateur
Située sur le littoral pacifique, la raffinerie d’Esmeraldas est la plus grande des trois raffineries nationales. Elle joue un rôle central dans la transformation du brut équatorien, dont une partie est ensuite exportée. En 2024, les exportations pétrolières ont généré environ 8,6 milliards de dollars, soit près de 7,9 milliards d’euros.
Les forces de sécurité et les pompiers ont rapidement mis en place un périmètre autour du site afin de faciliter l’intervention des secours et d’éviter tout risque d’extension. Le Secrétariat à la gestion des risques a précisé que les employés avaient été évacués sans incident. Dans un communiqué, Petroecuador a indiqué que « la raffinerie a cessé ses opérations afin de préserver la sécurité des installations et du personnel ».
La suspension des activités de cette installation pose la question de la continuité de la production et du raffinage à l’échelle nationale. L’entreprise a toutefois assuré que les stocks actuels permettraient de maintenir une distribution stable sur l’ensemble du territoire.
Une enquête ouverte pour déterminer l’origine de l’incendie
Petroecuador a annoncé qu’une inspection technique sera conduite afin de vérifier l’intégrité de l’infrastructure. « Une fois l’incident maîtrisé, les inspections nécessaires seront menées pour déterminer l’état de l’infrastructure et les causes feront l’objet d’une enquête », a précisé l’entreprise.
Le secteur pétrolier constitue un pilier de l’économie équatorienne, qui produit environ 475 000 barils de brut par jour. Dans ce contexte, la fiabilité des équipements et la prévention des risques industriels sont des enjeux prioritaires pour le gouvernement.
À ce stade, les autorités n’ont pas fourni de calendrier précis concernant la reprise des activités de la raffinerie. L’enquête déterminera si des réparations ou ajustements devront être effectués avant toute réouverture. Les résultats sont attendus dans les prochains jours.
