L’institut statistique espagnol estime l’inflation à 4,9 % en octobre 2026, au même niveau qu’en septembre. Les carburants freinent la hausse, mais l’indicateur sous-jacent reste à 3,1 %, un signal important pour apprécier les écarts de prix au sein de la zone euro.
Inflation en Espagne : les prix progressent encore de 4,9 % sur un an en octobre

En Espagne, l'inflation ne ralentit pas en octobre 2026. Selon l'estimation avancée publiée le 30 octobre par l'Institut national de la statistique (INE), les prix à la consommation augmentent de 4,9 % sur un an, exactement comme en septembre. Il s'agit encore d'une estimation provisoire, et non du chiffre définitif du mois.
La hausse des prix reste donc élevée malgré certains facteurs qui la freinent. L'INE indique que les carburants et lubrifiants automobiles ont diminué davantage qu'en octobre 2025. Les prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées, ainsi que ceux de l'habillement, augmentent aussi moins rapidement qu'un an auparavant.
Une inflation sous-jacente à 3,1 %
L'inflation sous-jacente estimée, qui écarte certains éléments particulièrement volatils, reste à 3,1 % en rythme annuel. Cet indicateur permet de regarder au-delà des variations ponctuelles des prix de l'énergie et des produits alimentaires non transformés.
L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), conçu pour faciliter les comparaisons entre pays européens, affiche lui aussi une progression annuelle estimée de 4,9 % en Espagne. Les deux mesures ont ici le même taux, mais elles ne sont pas construites exactement de la même manière.
Pour les consommateurs espagnols, une inflation annuelle de 4,9 % signifie que le niveau moyen des prix mesuré par l'indice est supérieur à celui d'octobre 2025. Cela ne veut pas dire que chaque produit a augmenté dans cette proportion, ni que les prix ont progressé de 4,9 % pendant le seul mois d'octobre.
Un chiffre à suivre dans la zone euro
L'Espagne appartient à la zone euro, ce qui rend son évolution des prix pertinente au-delà de ses frontières. Les statistiques harmonisées permettent notamment de comparer les pressions inflationnistes entre économies partageant la même monnaie. Elles ne démontrent toutefois pas, à elles seules, une répercussion directe sur les prix payés par les ménages français.
Les données détaillées et définitives pourront préciser le rôle des différentes catégories de dépenses. Pour l'instant, l'INE souligne une stabilité de l'inflation globale et sous-jacente d'un mois sur l'autre, malgré l'effet modérateur de certains postes de consommation.
Le prochain chiffre définitif sera important pour confirmer ou réviser cette première photographie des prix espagnols. Les entreprises commerçant avec l'Espagne et les observateurs des marchés européens disposent déjà d'un indicateur provisoire montrant que la désinflation ne s'est pas accélérée en octobre.