C’est officiel, sur 12 mois, l’inflation en France est bien à zéro

Par Olivier Sancerre Modifié le 14 octobre 2014 à 22h05

Les prix sont sérieusement en train de flancher en France. Le spectre de la déflation, c'est à dire la baisse des prix, n'aura jamais été aussi présent. En attendant, on observe une tendance de plus en plus claire à la stagnation des prix à la consommation.

Une hausse des prix égale à zéro

D'après les derniers chiffres de l'Insee, l'inflation s'est contentée d'augmenter de 0,3% sur les douze derniers mois. En septembre, les prix ont carrément reculé de 0,4% ! Cette hausse sur l'année glissante est la plus faible depuis cinq ans. Et les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là : si on exclut le tabac, le coût des transports et d'autres domaines dont les tarifs sont administrés, la hausse des prix sur les douze derniers mois est de… 0%.

Autant dire que la France rentre dans une période de désinflation, c'est à dire de ralentissement de la hausse des prix. Le palier suivant, celui que veut absolument éviter le gouvernement, l'Europe et la Banque centrale européenne, est la déflation. Car qui dit déflation, implique des ménages qui retardent leurs achats, bloquant la consommation, la production de l'industrie et l'investissement, et in fine conduirait à un chômage encore plus important.

Le cauchemar du gouvernement

Sans oublier les rentrées fiscales en berne, alors que le gouvernement attend justement beaucoup de ces recettes pour redresser la barre d'un budget qui doit combiner rigueur et relance. Une martingale impossible à réaliser si les rentrées d'argent sont moindres qu'espérées…

Est-ce pour autant dire que la désinflation est une mauvaise chose à court terme ? Pas nécessairement : la baisse des prix actuellement ressentie est surtout le fait, non seulement du recul traditionnel des prix de certaines prestations (transports, vacances…), mais aussi la baisse du baril de pétrole — qui a un impact positif sur le pouvoir d'achat et le déficit commercial.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.