2022 : quand la France créera 800 000 emplois par an

Par Olivier Sancerre Modifié le 2 juillet 2014 à 18h38

800 000 nouveaux emplois par an… Non, vous ne rêvez pas, ce chiffre sera celui que connaîtra la France, mais pas avant 2022 ! Pour que la France retrouve ce niveau d’embauches, il faudra en effet attendre que les baby-boomers prennent leur retraite.

Les baby-boomers créent de l’emploi

Or, ces départs seront progressifs et ne donneront la pleine mesure de leurs effets que d’ici 2022. Une étude signée du ministère du Travail et France Stratégie indique qu’à cet horizon, ce sont 800 000 emplois qui seront à pourvoir chaque année. Un doux rêve pour le gouvernement actuel… En attendant, ce sont tout de même 620 000 actifs qui se retireront du marché du travail chaque année entre 2012 et 2022.

Les deux institutions ont pris en compte trois scénarios réalistes de croissance de l’économie française d’ici 2022. Le premier et le principal décrit une croissance de 1,5% par an qui permettra d’abaisser le taux de chômage à 8% à la date fatidique. Les deux autres hypothèses (optimiste et pessimiste) font osciller le taux de chômage entre 7 et 10%.

Des gisements d’emplois à exploiter

Quoi qu’il en soit, ces départs à la retraite vont créer d’importants gisements d’emplois : après tout, il faudra bien remplacer les partants… Ce sera tout particulièrement le cas pour les agents d’entretien, les enseignants, les commerciaux ou bien encore les cadres financiers dont les employés vont partir à la retraite; vieillissement de la population oblige, il faudra aussi faire appel à de plus en plus d’aides à domicile.

Des secteurs qui rencontrent actuellement déjà des difficultés à recruter, dans la santé, le commerce ou encore les services à la personne, seront encore plus pourvoyeurs d’offres. Nul doute qu’il faudra réorienter la formation afin d’assurer une demande toujours plus forte.

Si les métiers peu ou pas qualifiés comme les services à la personne ou l’hôtellerie seront très demandeurs, il en ira également des cadres et des ingénieurs. En revanche, rigueur oblige, la fonction publique verra ses offres d’emploi continuer à reculer.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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