Europe : l’Union bancaire est sur les rails

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Par Jean-Baptiste Giraud Publié le 20 mars 2014 à 9h59

C'est fait : désormais, si votre banque est en difficulté, elle ira d'abord se servir sur vos comptes bancaires avant d'appeller à l'aide l'Etat. C'est l'une des mesures majeures édictées par l'accord sur l'union bancaire européen approuvé par le Parlement européen et les Etats membres cette nuit. Cet accord encadre les conditions de soutien à une banque en difficulté en confiant à la Banque Centrale Européenne les outils et les moyens de décider de son sort, pouvant aller jusqu'à la fermeture. L'objectif est bien évidemment de juguler les risques de contamination, la chute d'une banque en entrainant d'autres.

Un fonds de résolution, une sortie de caisse de garantie, sera constitué, pour servir d'outil de réaction rapide en cas de problème avec une banque. Il sera constitué par des contributions des banques européennes proportionnelles à leur chiffre d'affaires, et ce sur une période de huit ans contre six prévus initialement.

La possibilité pour une banque de se servir d'une partie des avoirs des clients qu'elle détient dans ses comptes pour se sortir d'une mauvaise passe ne sera effective qu'à compter de 2016.
Sur France Info jeudi 20 mars, au matin, Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, a affirmé que l'accord apportait "une réelle protection contre les faillites bancaires parce qu'elle accordera la responsabilité de ces faillites à ceux qui en seront eux-mêmes les fauteurs, c'est-à-dire les banquiers eux-mêmes. [...] Ce que nous sommes en train de faire, c'est très important, c'est faire en sorte qu'on ne puisse pas voir la reproduction de la crise financière de 2008, que ceux qui seraient responsables de faillites soient ceux qui payent et qu'il y ait une forme de solidarité européenne".

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016. Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time.  En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007. Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an. En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier.  Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.   Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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