Contrefaçon : Régine, la reine de la nuit parisienne, recalée par la justice

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 26 mars 2014 à 9h41

La figure historique des boîtes de nuit parisiennes, qui a fêté ses 84 ans en décembre dernier, vient d'être déboutée de son action en contrefaçon devant la justice au sujet des marques "Régine's" et "Régine".

La reine de la nuit voit rouge.

Régine déboutée de son action en contrefaçon par le TGI de Paris

La chanteuse et comédienne Régine, figure de la nuit à Paris vient d'être déboutée de son action en contrefaçon par la justice, au sujet de deux marques "Régine's" et "Régine". Régine avait dans les faits attaqué la société qui gère ces deux marques, en affirmant qu'elle les utilisait sans son autorisation. La chanteuse avait de plus constaté que la discothèque de la rue de Ponthieu, véritable vaisseau amiral de cette personnalité de la nuit, ouverte dans les années 1970, et dont elle avait cédé le fonds de commerce, n'était plus désigné par le nom "Régine's" mais "Régine".

L'utilisation de son prénom était faite à titre d'enseigne

Or dans son jugement du 20 mars, le tribunal de grande instance de Paris a estimé que l'usage de ces deux noms a été fait "non pas à titre de marque mais à titre de nom commercial ou d'enseigne, laquelle est la même depuis sa création et ce en toute connaissance de cause" de la chanteuse, qui s'y rendait même régulièrement. De fait, Régine ne peut donc pas contester l'exploitation de son prénom, ce à quoi elle avait consenti en cédant le fonds de commerce de son établissement.

Un symbole de la nuit parisienne

La chanteuse représente encore toute une époque de la nuit parisienne. Elle avait officié comme DJ à Paris dans l'un des premières boîtes de nuit de la capitale, à Saint-Germain-des-Prés, le "Whisky à Gogo", avant de lancer son premier établissement, "Chez Régine", devenu le rendez-vous du Tout-Paris et aujourd'hui celui de la jeunesse dorée du triangle d'or parisien.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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