Bourse : mini-krach boursier sur les places européennes

Par Olivier Sancerre Modifié le 16 octobre 2014 à 5h38

Il n'a pas fait bon être boursicoteur ce mercredi 15 octobre. Les Bourses européennes ont en effet subi un « mini krach » qui a touché les principales places du vieux continent.

L'Europe craque sous la pression d'une mauvaise économie

Paris a terminé la séance de ce mercredi en accusant un recul de 3,63%, en plongeant sous la barre des 4 000 points. Londres a suivi avec une chute de 2,83%, Francfort de 2,87%, Madrid de 3,48%, Milan de 4,44%. Autre signe inquiétant : les Bourses des pays qui semblaient vouloir sortir de la crise ont elles aussi fortement trébuché — à Athènes, la chute a été de 6,25%, après une baisse sensible de 5,7% la veule. Globalement, l'indice paneuropéen, l'Euro Stoxx 50, a lâché 3,3%.

La nervosité règne donc du côté de la Bourse et des investisseurs. D'où provient cette inquiétude ? L'économie mondiale donne des signes de ralentissements qui déplaisent fortement du côté des boursicoteurs. L'effet d'accumulation a donné un portrait néfaste de l'activité, partout dans le monde. En France par exemple, le gouvernement prévoit de céder jusqu'à 10 milliards d'euros de ses actifs : ce sont surtout les entreprises détenues en partie par l'État qui ont été chahutées (Orange a ainsi perdu 4,07%, GDF Suez 5,42%).

Des signes inquiétants partout dans le monde

Aux États-Unis, le ralentissement de l'économie semble frapper une économie jusqu'à présent vigoureuse, notamment dans l'activité manufacturière, qui a ralenti, et les ventes au détail qui ont elles aussi trébuché. À New York, la Bourse a reculé de 1,06%. Retour en Europe, avec un euro qui reprend des couleurs face au dollar (alors que la monnaie unique avait beaucoup reculé ces derniers temps) et une inflation toujours à la traîne qui annonce une déflation : tous ces signaux ne sont guère encourageants et ont été sanctionnés comme il se devait. Qu'en sera t-il aujourd'hui ? Les Bourses européennes et américaines vont-elles se reprendre ?

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.