Bourses : la chute s’aggrave et s’accélère

Par Olivier Sancerre Modifié le 12 février 2016 à 3h15
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5%L'or, valeur refuge par excellence, est plébiscité par les investisseurs, en gagnant 5%.

Les places financières mondiales ne sont pas au beau fixe depuis le début de l’année, et visiblement le fond n’a pas encore été atteint. Emporté par la lame de fond de la baisse continue des prix du pétrole et par les difficultés des banques, les Bourses ont une fois de plus plongé ce jeudi 11 février.

L’indice de référence de la Bourse parisienne, le CAC 40, a plongé de plus de 4% à 2 896,71 points à la clôture des échanges ; c’est son point le plus bas depuis le mois d’octobre 2014… Mais les baisses sont partout en Europe, avec Milan qui cède plus de 5%, et des pertes de 3% un peu partout ailleurs, de Francfort à Madrid, en passant par Amsterdam et Athènes. Londres résiste un peu mieux, mais la perte est tout de même de 2,55%.

Secteur bancaire

La conjoncture du moment touche le secteur bancaire. Les principales banques sont attaquées de toutes part, sur fond d’inquiétudes concernant, entre autres, leur solvabilité et les objectifs de rentabilité sur fonds propres. La Société Générale a complètement décroché en perdant 12,57%, Axa près de 7%, BNP Paribas 6%. Les autres banques européennes sont elles aussi frappées des mêmes maux.

Mais les chutes des Bourses remontent à plus loin encore. Depuis avril 2015, Paris, Francfort et Tokyo ont cédé 20%. Shanghai 37%, Madrid plus de 30%… C’est la santé de l’économie mondiale qui inquiète sur le long terme. Et en particulier, les prix du pétrole, toujours orientés à la baisse. Le baril « light sweet crude » tourne autour des 27$. Rien n’annonce une augmentation prochaine, pire encore : les prix devraient poursuivre leur descente en enfer.

Fed

Et la Réserve fédérale américaine ne donne aucun signe encouragent. Pire : le discours de Janet Yellen, la Président de la Fed, pose plus de questions qu’il ne donne de réponses jusqu’à présent. Yellen est actuellement auditionnée par la Commission des affaires bancaires du Sénat US.

Tout cela rappelle à certains les très mauvais souvenirs de 2008, les signes avant-coureurs de la crise des subprimes. Pour échapper à ce funeste destin, il faudrait à tout le moins une stabilisation des prix du pétrole, mais cela ne semble pas encore à l’ordre du jour.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.