Brexit : l’Impôt sur les Sociétés au Royaume-Uni baissera

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 21 novembre 2016 à 11h29
Brexit Grande Bretagne Theresa May
20%Les entreprises sont imposées à 20 % au Royaume-Uni.

Le projet avait été annoncé quasiment le lendemain du Brexit, le vote historique des Britanniques pour une sortie de leur pays de l'Union Européenne : libéré des contraintes de l'Union Européenne et forcé d'améliorer sa compétitivité, le Royaume-Uni avait l'intention de faire baisser son impôt sur les sociétés. Le projet pourrait devenir réalité dès ce lundi 21 novembre 2016.

Vers une forte baisse de l'IS au Royaume-Uni ?

Si le Brexit n'a pas entraîné la crise économique attendue, ce qui ne manque pas d'être un argument pour les anti-européens en France et ailleurs, le pays reste sur le qui-vive : non seulement le Royaume-Uni n'a pas encore effectivement quitté l'UE mais il n'a pas encore, non plus, invoqué l'article 50 du traité de Lisbonne. Sur ce sujet, d'ailleurs, une bataille judiciaire est en cours pour savoir si Theresa May a le pouvoir de l'invoquer sans un vote du parlement.

Une fois l'article 50 invoqué, d'ailleurs, il faudra 2 ans au minimum pour que le Brexit soit effectif. Le Royaume-Uni ne sortira de l'UE qu'au mieux en 2019 et ce sera à ce moment-là que tout se jouera. Notamment au niveau des entreprises et de la compétitivité du pays qui ne bénéficiera plus, une fois sorti de l'UE, des divers traités de libre circulations des capitaux, marchandises et personnes.

Pour garder un pays compétitif et éviter de faire fuir les entreprises, le gouvernement de Theresa May a prévu la possibilité de baisser fortement le taux de l'Impôt sur les Sociétés, actuellement de 20%.

Un IS de 15 % pour tenir tête à l'Irlande ?

Le Royaume-Uni a un ennemi de taille, d'ailleurs, dans ce Brexit : l'Irlande. Le pays a le taux d'IS le plus faible de l'Union Européenne, 12,5 %, et attire déjà les grands groupes. Londres craint donc qu'une partie de ses entreprises ne partent en Irlande pour bénéficier d'un IS avantageux et, en plus, du marché unique européen.

Lundi 21 novembre 2016, selon les informations du Daily Telegraph, Theresa May devrait faire ce que tous les PDG attendent depuis juin : annoncer la baisse de l'IS dans le pays. En l'occurrence, celui-ci devrait chuter à 15 % le rendant quasiment compétitif avec l'Irlande et largement inférieur à celui des autres pays de l'UE. En France le taux de l'IS est de 33 %.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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