Brexit sans accord, un « séisme » pour l’industrie automobile européenne

Par Olivier Sancerre Modifié le 23 septembre 2019 à 16h18
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5,7 MILLIARDSLes constructeurs automobiles européens estiment le surcoût lié aux droits de douanes supplémentaires à 5,7 milliards d'euros.

L'industrie automobile européenne craint un « séisme » sur son activité en cas de Brexit sans accord. Elle tire ce lundi la sonnette d'alarme, demandant que les deux parties s'entendent sur un accord.

Le communiqué alarmiste est signé par l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), les 21 associations nationales dont le comité français (CCFA), ainsi que l'association des sous-traitants du secteur automobile. Selon elles, le Brexit sans accord déclencherait « un séisme pour les conditions commerciales, avec des milliards d'euros de taxes risquant d'affecter le choix des consommateurs des deux côtés de la Manche ». Tous les constructeurs sont concernés en Europe, « et au-delà ». Les chaines d'approvisionnement seraient particulièrement touchées en raison de la politique de flux tendus mise en place par toute l'industrie.

Explosion des droits de douane

Londres et Bruxelles doivent prendre « toutes les mesures nécessaires » pour éviter un divorce sans accord, plaident les constructeurs, car « les industries automobiles de l'UE et du Royaume-Uni ont besoin d'un commerce sans heurts et seraient gravement pénalisées par des taxes et charges administratives pesant sur les pièces détachées et les véhicules », selon le président de l'association automobile allemande. Les constructeurs estiment que le surcoût lié aux droits de douane supplémentaires en cas de Brexit sans accord serait de 5,7 milliards d'euros.

Situation critique

La situation de l'industrie automobile outre Manche est critique. Les investissements se sont montés à seulement 90 millions de livres au premier semestre, une chute brutale de 70%. Plusieurs constructeurs ont annoncé des conséquences graves en cas de sortie sans accord, à l'image du groupe PSA qui fera produire son Astra au Royaume-Uni uniquement en cas d'accord. Sinon, l'activité sera transférée en Europe continentale…

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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