Covid-19 : l’OPEP craint un ralentissement de la reprise de demande de pétrole

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Par Quitterie Desjobert Modifié le 12 novembre 2020 à 12h14
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5,8%Le Brent a clôturé sa séance de lundi 9 novembre en hausse de 5,8%.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a annoncé mercredi 11 novembre 2020 sa crainte de voir la reprise de la demande en pétrole freinée par la seconde vague de la pandémie.

Un ralentissement de la reprise à prévoir

La seconde vague du coronavirus pourrait impacter la reprise de la demande du pétrole malgré les efforts déployés pour soutenir le marché, prévient l'OPEP dans un communiqué paru mercredi 11 novembre 2020. Le rapport de l'OPEP prévoit une augmentation de 6,25 millions de barils par jour (bpj) en 2021, soit 300.000 de moins que ce que prévoyait l'organisation en octobre dernier.

Le ralentissement de la reprise de la demande, dû aux mesures de confinement par de nombreux gouvernements, pourrait entraîner le report de l'augmentation de la production prévue par l'OPEP et ses alliés (OPEP+) durant l'année 2021. Ainsi, cette seconde vague prolongera l'impact du Covid-19 sur le marché du pétrole jusqu'à mi-2021, comme le précise le rapport de l'OPEP : « La reprise de la demande de pétrole sera gravement entravée et l'atonie de la demande de carburants pour les transports et l'industrie est désormais supposée durer jusqu'à la mi-2021 ».

L'annonce du vaccin impact le marché pétrolier

Après l'annonce lundi 9 novembre, d'un vaccin contre le Covid-19 « efficace à 90% » par les laboratoires Pfizer et BioNTech, l'ensemble du marché mondial a réagi, celui du pétrole également. Ainsi, cette semaine, le prix du baril de pétrole a dépassé 45 dollars, son niveau le plus haut depuis plus de deux mois. Si aucune prévision n'a encore été faite à ce sujet, l'OPEP considère qu'un « vaccin efficace et largement distribuable » pourrait aider au soutien de l'économie pétrolière pour le premier semestre de 2021.

Dès lundi, l'effet de l'annonce d'un potentiel vaccin a fait bondir les marchés pétroliers. Le baril de Brent (pétrole de la Mer du Nord, généralement le plus cher) a clôturé sa séance avec un baril à 42 dollars, enregistrant une augmentation de 2,30 dollars du prix du baril en comparaison à la séance de vendredi 6 novembre et donc une hausse de 5,8%. Le pétrole Texan WTI a de son côté connu une hausse 6,4% clôturant à 39,86 dollars le baril.

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Journaliste économique et politique

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