Autotests et Omicron : vers des milliers de cas passant sous les radars ?

Par Anton Kunin Modifié le 30 décembre 2021 à 9h38
Test Antigentique Covid19
208.099Sur la seule journée du 29 décembre 2021, la France a comptabilisé 208.099 nouveaux cas de Covid-19, un record absolu depuis le début de l'épidémie.

Les autotests, ces mêmes qui sont désormais également vendus en grandes surfaces, seraient moins aptes à détecter le Covid-19 lorsque la personne est infectée par la variant Omicron, comparé à leur capacité à détecter le variant Delta, met en garde la Food and Drug Administration (FDA).

Raisonnablement bien adaptés au Delta, les tests antigéniques détectent moins bien Omicron

À l’approche des rassemblements festifs de fin d’année (qui ne sont pas interdits) et alors que le nombre journalier de cas bat de nouveaux records, le gouvernement français assouplit l’accès aux tests antigéniques, également appelés autotests puisqu’on se teste tout seul, à son domicile. Mais sont-ils toujours aussi efficaces ? Selon la Food and Drug Administration (FDA), la puissante administration américaine chargée d’autoriser et d’évaluer en continuer l’innocuité et l’efficacité des médicaments, vaccins et dispositifs médicaux, la capacité de ces tests à détecter le Covid-19 serait diminuée lorsque la personne est infectée par le variant Omicron.

Les autotests marchent suffisamment bien avec le variant Delta. Quant au variant Omicron, « ils détectent bien Omicron, mais leur sensibilité pourrait être réduite », a mis en garde Rochelle Walensky, la directrice de la FDA le 28 décembre 2021. En d’autres mots, il se peut que le test ressorte négatif alors même que la personne a bien le Covid-19. Tout simplement, elle a le variant Omicron, auquel ces tests seraient moins bien adaptés, selon les données préliminaires.

Un argument de plus contre les tests antigéniques

La FDA rappelle que, d’une manière générale, les tests antigéniques ont une sensibilité réduite comparé aux tests PCR. De ce fait, ils ont une moindre capacité à détecter les infections lorsqu’elles sont très récentes et que les particules virales présentes sur les muqueuses sont encore peu nombreuses. La FDA nuance néanmoins que des investigations doivent encore être menées en conditions réelles, puisque cette mise en garde se base sur des échantillons de virus prélevés chez des personnes, puis réchauffés à haute température afin d’inactiver le virus.

En attendant d’avoir de nouvelles données, cette mise en garde doit nous inquiéter. Car il est bien évidemment moins grave qu’un test donne un faux positif (comme les tests antigéniques ont la réputation de le faire) qu’un faux négatif. Les tests les plus efficaces restent donc aujourd’hui les tests PCR.

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