Déficit public : 4% en 2014 (contre 4,4% prévus), 3,8% en 2015

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 26 mars 2015 à 7h56
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8 MILLIARDS €Les dépenses de la France en 2014 ont été 8 milliards d'euros moins élevées qu'attendu.

Si François Hollande, Manuel Valls ou Michel Sapin ont téléphoné à Jean-Claude Juncker ce mercredi 25 mars 2015 la conversation s'est sans doute terminée par un "Et Toc !". Car après avoir été critiquée par Bruxelles pour son déficit voilà que la France signe une bien meilleure performance que prévu en 2014. Ce qui lui permet d'abaisser son objectif pour 2015 et être confortée dans les promesses faites à la Commission européenne.

Un déficit de "seulement" 4% en 2014

La France n'est toujours pas dans les clous : le Pacte de Stabilité lui demande de baisser son déficit public sous la barre des 3% en 2017 chose à laquelle Bruxelles croit peu. Mais la Commission européenne va devoir se raviser : la France, étonnamment, peut le faire.

Surtout depuis que le déficit public de 2014 a été revu fortement à la baisse : de 4,4% estimés il tombe à 4%... au total l'Etat aura dépensé 8 milliards d'euros de moins (mais non, ça ne change rien au solde de votre compte bancaire).

Un déficit de 3,8% en 2015 ?

Dans la foulée de cette annonce positive qui permet d'effacer un peu les chiffres du chômage qui est reparti à la hausse en février 2015, le gouvernement annonce également avoir revu à la baisse son objectif de déficit public pour l'année en cours. Ce qui le rapproche un peu plus de ce que lui demande Bruxelles.

"La maîtrise du déficit public en 2014 a ouvert la perspective d’une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB." A déclaré Michel Sapin, ministre des Finances, ce mercredi 25 mars 2015.

Mais le gouvernement ne risque-t-il pas d'avoir une mauvaise surprise en fin d'année ? Pas pour l'instant : l'exécutif a déjà prévu des réductions de dépenses de 21 milliards d'euros pour 2015 et les taux d'emprunts de la France sont historiquement bas. Si la situation se maintient et que la croissance est au rendez-vous, le gouvernement vise les 1% de croissance en 2015, alors tout devrait aller comme sur des roulettes.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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