Electricité : hausse pour les particuliers, baisse pour les industriels

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 23 avril 2014 à 13h41

Après la hausse rétroactive des tarifs pour les particuliers (lire ici), EDF s’apprêterait à les diminuer en ce qui concerne les industriels, selon une information du quotidien Les Echos. Deux poids, deux mesures ?

Tout cela sur injonction de l’Etat bien entendu.

EDF pourrait baisser ses tarifs pour les industriels

Le gouvernement souhaite augmenter rétroactivement les tarifs de l’électricité pour les particuliers. Mais en ce qui concerne les industriels, le discours semble considérablement différent. D’après le site internet du quotidien Les Echos, EDF s’apprêterait à diminuer fortement les tarifs des industriels, gros consommateurs électriques, sur une demande de l’Etat. Evidemment, il faut bien entendu que la consommation électrique entre un particulier et une industrie est sensiblement différente.

La remise à plat d'un contrat datant de 2010

En effet, depuis quelques mois, le gouvernement demande au principe fournisseur d’électricité de France de remettre à plat un certain contrat conclu en 2010 avec des industriels baptisés « électro-intensifs » en raison de leur forte consommation, comme par exemple Arcelor et Air Liquide. Initialement, le contrat en question devait leur garantir un prix préférentiel. Il s’est avéré qu’en raison d’une indexation défavorable, ce ne fut plus le cas, à terme.

42 euros du mégawattheure

D’après ce que rapporte le quotidien économique, EDF et les industriels auraient trouvé un « terrain d’entente pour réduire le prix de l’électricité qui leur sera fournie pendant plusieurs années, cinq à six ans, en contrepartie d’une possible hausse pour les années » à venir d’ici 2034. Concrètement, on devrait passer d’un tarif de 52 à 42 euros du mégawattheure.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.