Electricité : premier recul de la consommation depuis 15 ans en France

Par Olivier Sancerre Modifié le 28 janvier 2015 à 11h41
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540,6La production d'électricité l'an dernier a été de 540,6 térawattheures.

Les Français ont consommé moins d'électricité en 2014, une première depuis quinze ans. D'après les chiffres de RTE, le gestionnaire du réseau de transport, la France a utilisé 6% d'électricité en moins l'an dernier.

Le Bilan électrique de 2014 met en lumière un chiffre : 465,3 térawattheures (TWh). C'est le volume d'électricité consommée par les Français l'an dernier.

La météo clémente

La principale cause en est le réchauffement climatique : 2014 a été l'année la plus chaude depuis 1900, mais si on retire les effets dus à la clémence de la météo, la baisse est tout de même de 0,4%.

Il s'agit d'une tendance lourde, puisque les Français consomment moins d'électricité depuis quatre ans. En plus de la conjoncture liée au réchauffement du climat global, les mesures d'économie prises par les gouvernements portent elles aussi leurs fruits. Sans oublier, évidemment, un contexte économique dégradée…

Le nucléaire toujours prépondérant

Dans le détail, ce sont toutes les catégories qui ont consommé moins d'électricité, des ménages à l'industrie, en passant par les PME. Heureusement pour EDF et les producteurs d'électricité, cette baisse de la consommation est compensée par des exportations vigoureuses : la France a ainsi vendu à l'extérieur du pays 92 TWh. Là aussi, il s'agit d'un record en 14 ans.

En tout et pour tout, la production d'électricité n'a finalement fléchi que de 1,8% l'an dernier. Les énergies renouvelables ont représenté 18% de la production annuelle (dont 3,1% pour l'éolien et 1% pour le solaire). La part du nucléaire continue de progresser avec 77% de la production annuelle (+3,7 points). À l'heure où le gouvernement veut réduire cette part à 50% d'ici 2025, il ne sera définitivement pas simple de se passer de cette énergie.

La part du nucléaire est toujours prépondérante.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.