Face aux accusations des responsables politiques, Amazon réplique

Par Olivier Sancerre Modifié le 5 novembre 2020 à 14h46
Amazon Replique Cible Gouvernement 1
5,7 MILLIARDSAmazon France a réalisé un chiffre d'affaires de 5,7 milliards d'euros l'an dernier.

Cible des responsables politiques depuis le début du nouveau confinement, Amazon réplique et met en place des opérations de soutien aux commerces de détail, tout en rappelant son poids en France.

Avec le confinement de nouveau en place depuis la fin de la semaine dernière, ce sont des centaines de milliers de petits commerces qui ont dû fermer leurs portes pour tenter d'endiguer la deuxième vague de contamination. Ce qui a d'ailleurs provoqué des situations ubuesques ou des grandes surfaces ont été dans l'obligation de fermer des rayons entiers de produits dits non essentiels. La solution en cette période où les Français commencent à préparer les fêtes de fin d'année, c'est de commander en ligne… Mais en évitant Amazon ! Le géant du commerce « se gave », d'après Roselyne Bachelot, c'est même un « adversaire de l'État », selon Bruno Le Maire. Des accusations graves contre lesquels Amazon France s'insurge.

Adversaire de l'État

Dans un entretien au Parisien, Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France, affirme que son entreprise n'est pas un « adversaire de l'État ». Au contraire : Amazon France est « une entreprise française implantée en France », qui fait travailler 9.300 personnes en CDI pour un total de 130.000 emplois directs et indirects. « Je rappelle que nous avons fait, en 2019, un chiffre d'affaires de 5,7 milliards d'euros contre 4,5 milliards d'euros en 2018, et que cela s'est traduit par le versement de 420 millions d'euros de contribution totale en incluant l'impôt sur les sociétés, les impôts locaux, les contributions diverses, la TVA et les cotisations patronales et salariales ». Selon le dirigeant, Amazon France ne représente que 1 % du commerce de détail dans l'Hexagone.

Aide aux petits commerces

Amazon n'a pas vocation à se substituer au commerce physique, rappelle-t-il. Le commerce en ligne et le commerce physique ont plutôt vocation à se compléter : « La situation est difficile mais nous n'en sommes pas responsables. Je suis l'ami et le support de toutes les entreprises françaises pour leur permettre de développer leurs ventes », affirme-t-il. Amazon va d'ailleurs mettre en place une formation sur le commerce en ligne ainsi qu'un soutien à la transformation numérique des petits commerces, avec un abonnement mensuel à prix réduit et un crédit de 200 euros pour faire leur promotion en ligne.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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