Épargne : vous pouvez désormais faire des dons depuis un LDDS

Par Anton Kunin Modifié le 1 octobre 2020 à 11h53
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112 milliards d'eurosLes Français détiennent plus de 112 milliards d'euros d'encours sur leurs Livrets de développement durable et solidaire (LDDS).

Les épargnants détenant un Livret de développement durable et solidaire (LDDS) seront désormais invités à faire des dons à des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Soutenir l’économie sociale et solidaire via sa banque

C’est le 1er octobre 2020 qu’entre en vigueur la possibilité pour les épargnants de faire des dons à des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) depuis leur Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Concrètement, chaque année les banques sélectionneront au moins dix structures de l’ESS (association, fondation, mutuelle, coopérative, certaines sociétés commerciales etc.) et inviteront leurs clients à faire un don à l’une de ces sociétés. Les dons doivent être faits à partir des sommes figurant sur le LDDS.

Actuellement, les Français détiennent plus de 112 milliards d’euros d’encours sur leurs LDDS. Cet encours n’a cessé de croître au fil des ans : oscillant sous la barre des 70 milliards d’euros au début des années 2010, il a franchi la barre des 100 milliards d’euros en 2013, avant de connaître une ascension fulgurante à compter de 2017. En 2019, l’encours de ce produit a encore grossi de 4,4%.

Le LDDS sert déjà à financer l’économie sociale et solidaire

Les banques ont d’ailleurs déjà l’obligation de flécher au moins 5% des encours des LDDS vers le financement de l’ESS. D’après l’estimation de Bercy, cette disposition législative procure au moins 9 milliards d’euros de financements aux acteurs de l’ESS.

Pour rappel, les acteurs de l’ESS sont des entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le financement est essentiellement public, et dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale. Ces sociétés sont gérées par leurs salariés et encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : le profit individuel est proscrit, et les résultats sont réinvestis.

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