Finance : le jour du crash fantôme d’Amazon et Apple

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 4 juillet 2017 à 7h23
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1,48%Amazon n'a perdu, le 3 juillet 2017, que 1,48 % en Bourse.

Dans le monde de la Finance il y a celles et ceux qui ont les accès privilégiés aux données directes des Bourses et celles et ceux qui comptent sur les services tiers comme Google, Yahoo ou encore Bloomberg pour savoir quelle est la valeur d’une action et quelle est l’évolution de celle-ci. Lundi 3 juillet 2017 un vent de panique a soufflé sur ces personnes : Wall Street aurait connu un crash phénoménal des plus grosses valeurs.

Quand Amazon et Apple ont perdu plus de 50 % de leur valeur

Personne ne sait encore ce qui s’est passé mais la panique a été bien ressentie : quiconque regardait la Bourse sur Internet à 18h34 heure américaine a remarqué que des valeurs comme Amazon et Apple ont crashé. Amazon, en l’occurrence, a chuté de près de 844 dollars par action perdant 87,24 % de sa capitalisation d’un coup. De quoi créer une nouvelle crise économique mondiale.

Apple n’a pas été en reste : une chute de 14 %. Les investisseurs les plus aguerris ont de suite vérifié l’information qui s’est, finalement, avérée être fausse. Plusieurs autres sites ne rapportaient pas un tel crash ni un gain majeur pour d’autres groupes.

En effet, si Amazon chutait de 87 % à cause de l’erreur informatique, eBay voyait sa valeur exploser de + 253 % et Mattel de +473 % ; Microsoft aussi grimpait à +79 %. Si tel était le cas il y aurait eu de quoi sabrer le champagne.

Un bug informatique sur fond de dénominateur commun

Sans surprise, les premiers éléments tendent à montrer qu’il ne s’agissait que d’un bug informatique : les services tiers, qui récupèrent les informations d’autres services pour les afficher sur leurs sites comme Google Finance ou Yahoo Finance, auraient obtenu, durant un laps de temps très court, des informations erronées.

En effet, que ce soient Amazon, Apple, Mattel ou eBay, toutes les entreprises ayant subi ce bug affichaient une valeur de 123,47 dollars l’action, très précisément.

Le souci serait venu de l’envoi, normal, de données test (une routine de contrôle) aux services financiers. Ces derniers les auraient communiquées par erreur à leurs clients (ce qui explique que le dénominateur commun de 123,47 dollars, un nombre comme un autre) alors qu'il ne s'agissait que d'un test de routine entre ordinateurs. La variation, elle, a été calculée automatiquement.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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