Frais d’itinérance : la fin dès juin 2017 mais attention aux abus

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 14 décembre 2016 à 9h33

Le marché unique européen va se transposer à un niveau très attendu par tous les citoyens : celui des télécoms. Jusqu’à présent aller dans un pays étranger et y téléphoner était un problème : la facture pouvait facilement atteindre des sommets. Ce ne sera plus le cas dès juin 2017 grâce à la fin des frais d’itinérance (roaming). Mais attention à ne pas en abuser.

La fin des frais d’itinérance pour juin 2017

Le projet est dans les cartons de la Commission Européenne depuis des années mais la réticence des opérateurs l’aura retardé. Finalement, comme le signale le journal Les Echos, ce mercredi 14 décembre 2016, les pays membres de l’Union Européenne devraient valider les lignes directrices de la nouvelle réglementation du secteur des télécoms qui mettra fin au roaming. La fin, programmée, des frais d’itinérance en Europe est attendue pour le 15 juin 2017, pile à temps pour les vacances d’été.

Les opérateurs, eux, attendent la nouvelle réglementation car si elle met fin à une véritable manne financière liée aux communications hors forfait, elle va également expliciter les garde-fous de cette révolution. Notamment les dispositifs que les opérateurs auront pour éviter les abus de la part des citoyens de l’UE, et notamment des frontaliers.

Les obligations des opérateurs et des abonnés

Les opérateurs ont toujours clamé que la fin des frais d’itinérance allait conduire à des abus : rien n’aurait empêché un Italien, par exemple, d’aller prendre un forfait en France et l’utiliser en Italie 7j/7 24h/24/

Ce ne sera pas possible : la réglementation prévoit une surveillance des abus pendant 4 mois minimum de la part des opérateurs après quoi ces derniers pourront demander des comptes à leurs abonnés et les surfacturer en cas d’abus avéré. Toutefois, le texte met en place la notion de « lien stable » pour les étudiants en Erasmus, par exemple, ou les travailleurs détachés, qui justifie leur présence régulière sur un sol étranger à celui de l’opérateur de leur forfait.

Désormais, la balle est aux mains des opérateurs qui devront renégocier le prix de gros de la data pour un mobile se connectant sur un réseau étranger.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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