La France, « paradis » des enfants pauvres

Par Olivier Sancerre Modifié le 29 juin 2016 à 6h47
Crise Pauvrete Enfants 1
2,7 MILLIONSLa France compte 2,7 millions d'enfants pauvres

Publiée ce mardi 28 juin, l'étude sur les revenus et patrimoine des ménages de l'Insee dresse un constat terrible : l'augmentation de la pauvreté monétaire dans les foyers. Avec pour corollaire, la hausse de la pauvreté chez enfants.

L'étude s'ouvre sur une statistique qui fait froid dans le dos : un enfant sur cinq vit sous le seuil de la pauvreté. Depuis le début de la crise financière de 2008, ce taux a progressé de 1,7 point, à 19,6%. Cela représente, pour 2013, 2,7 millions d'enfants en France, un chiffre en progression de 400 000 par rapport à 2008.

Les enfants, principales victimes de la crise

Ce seuil de pauvreté est fixé à 2 100 euros par mois pour un couple avec deux enfants, ou encore 60% du niveau de vie médian. Bien souvent lors de la naissance d'un enfant, un des adultes du foyer arrête de travailler pour s'en occuper, réduisant d'autant les revenus du ménage. Or, la crise a poussé les enfants à vivre plus longtemps dans le foyer familial, réduisant d'autant le niveau de vie du ménage.

Ce sont les foyers les plus pauvres qui sont les plus touchés

C'est encore plus difficile dans les foyers comptant trois enfants et plus : ce type de ménage est surreprésenté chez les ouvriers et les indépendants… qui comptent parmi les catégories les plus touchées par la crise. Sans oublier que dans ces familles, les revenus d'activité sont les moins élevés. D'ailleurs, l'Insee pointe la hausse de 3,5 points du taux de pauvreté qui atteint les 22,6% pour ces cellules familiales.

Si l'on prend le problème par les catégories, on se rend compte à quel point ce sont celles qui sont habituellement touchées par les difficultés qui ont été touchées le plus durement par la crise. Familles nombreuses, ouvriers, chômeurs… En revanche, ceux qui bénéficient des minimum sociaux comme les retraités, le taux de pauvreté a reculé de 1,1 point à 7,9%. Cette catégorie est, en quelque sorte, « protégée » de la crise car leurs revenus ne sont pas touchés par la crise.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.