La France pousse la Belgique à acheter des Rafale

Par Olivier Sancerre Modifié le 8 septembre 2017 à 8h04
Rafale F35 Belgique France 2
4,8 MILLIARDSLe contrat belge porte sur un total de 4,8 milliards d'euros.

Paris pousse toujours plus le Rafale sur la scène internationale. L'avion de combat de Dassault, qui compte à son actif plusieurs contrats internationaux d'envergure, voudrait se faire une place dans l'arsenal de l'armée belge.

La Belgique a besoin de renouveler sa flotte d'avions de combat, des F-16 vieillissants, à l'horizon 2023 - 2028. Le pays a lancé un appel d'offres portant sur 34 avions, pour un contrat estimé à 3,6 milliards d'euros auxquels il faut ajouter 1,2 milliard pour l'entretien et la formation des pilotes. Trois prétendants se sont signalés : le Typhoon du groupe européen Eurofighter, le F-35 de l'américain Lockheed Martin, et le français Dassault avec son Rafale. Afin de peser dans une balance qui penchait vers le F-35, Paris a proposé un « partenariat structurant » à Bruxelles.

Une coopération militaire et industrielle

Si la Belgique s'engage pour le Rafale, la France est prête à dérouler le tapis rouge : formation, entretien, partage d'infrastructures (bases aériennes), utilisation de l'espace aérien (les pilotes Belges pourraient s'entraîner dans le ciel français)… Pour faire bonne mesure, Paris propose aussi une « coopération capitalisant sur des implantations en Belgique », manière de dire que la France pourrait s'engager sur des compensations industrielles. Sur le papier, l'offre est digne d'intérêt, ce d'autant que s'y ajoute la volonté de créer une défense à l'échelle européenne.

Des Rafale et des compensations

Florence Parly, la ministre française des Armées, enchérit dans le communiqué : « Ce partenariat structurant, qui pourrait prendre la forme d'un accord intergouvernemental, comprendrait la fourniture de l'avion de combat Rafale, mais aussi une coopération approfondie entre nos deux armées de l'air dans les domaines opérationnels, de formation et de soutien, ainsi qu'une coopération industrielle et technique impliquant des entreprises des deux pays ». Du côté belge, le ministre de la Défense Steven Vandeput veut d'abord que s'achève la première phase de l'appel d'offres. Il reconnait avoir rencontré son homologue française durant une réunion de l'Union européenne, à Tallinn.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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