Télécoms : Les salariés de Bouygues ne veulent pas de SFR ou de Free

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Publié le 14 mars 2016 à 14h19

Le mariage entre Orange et Bouygues Telecom prend du retard mais reste d'actualité. Entre la question des cessions d'actifs, les inquiétudes sur le retour à 3 opérateurs mobiles et la part de capital du nouveau groupe qui serait détenue par Bouygues, voilà que les salariés de l'opérateur du groupe BTP entrent dans la danse. Et ils ne veulent pas être repris par Free ou SFR.

Risques de licenciements chez Free et SFR

Actuellement, le sort des salariés de Bouygues Telecom n'est pas encore connu : on sait que Bouygues pourrait être démembrée et qu'une partie de ses activités finirait dans les mains de SFR ou de Free mais on ne sait pas lesquelles, quand ou comment. Les salariés sont donc inquiets.

Selon un sondage mené par les syndicats, en particulier la CFDT Bouygues Telecom, 95 % des salariés ne veulent pas être repris par l'un des deux opérateurs mobile. Le risque, en effet, c'est de faire l'objet de licenciements. " On ne veut pas de montage en trompe l’oeil. Les modèles économiques de Free et SFR ne permettent pas de reprendre les salariés Bouygues Telecom" estime Azzam Adhab, de la CFDT Bouygues Telecom.

La peur pour les conditions de travail

Si les salariés ne veulent pas des deux autres opérateurs c'est à cause des conditions de travail. Celles-ci sont décriées par les salariés, notamment chez SFR. Pire : l'opérateur au Carré Rouge aurait vu, selon la CFDT SFR, un millier de personnes partir d'entre ses rangs un an seulement après son rachat par Numericable alors même que ce dernier s'était engagé à maintenir l'emploi jusqu'en 2017. Free, de son côté, reste dans une optique low-cost qui ne lui permet pas d'embaucher plus que nécessaire s'il veut maintenir des prix très bas pour ses services.

Au contraire, chez Orange, selon les syndicats, les conditions de travail sont proches de celles de Bouygues Telecom et l'opérateur, détenu à plus de 20 % par l'Etat, pourrait garantir l'emploi. "Il faut que les reclassements soient pérennes et répondent à un réel besoin économique" rappelle-t-on chez la CFDT Bouygues Telecom.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.   Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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