Google toujours champion de l’optimisation fiscale

Par Olivier Sancerre Modifié le 11 août 2015 à 23h15
Gogole Delaware
5 MILLIONSEn France en 2014, Google n'a payé que 5 millions d'impôts sur les bénéfices.

Alphabet, la nouvelle société qui chapeaute les activités et les filiales de Google, n’aura pas attendu pour créer la polémique. La maison-mère du moteur de recherche a en effet installé son siège social dans un État américain qui n’a pas pour habitude de matraquer fiscalement les entreprises.

Le Delaware est peut-être le deuxième État le plus petit des États-Unis, il est surtout connu pour ses largesses fiscales envers les sociétés qui y installent leur sièges sociaux. Alphabet y est ainsi domicilié depuis le 10 août de cette année et bien évidement, celle-ci suivra de la manière la plus scrupuleuse les règles en vigueur dans l’État.

Boîte aux lettres

Ce n’est là que la prolongation d’une longue tradition : Google y est installé depuis 2003 et comme pour les quelques 950 000 entreprises qui ont une adresse dans le Delaware, il ne s’agit que d’une boîte aux lettres. Alphabet ne détient d’ailleurs aucun bureau. BFM Business explique que la holding est hébergé par Corporation Services, qui livre clé en main des services juridiques et fiscaux à rien moins que 90% des sociétés du classement Fortune 500.

Taxe

Le Delaware est donc très généreux envers les entreprises installant leurs sièges sociaux dans l’État. Pas de taxe locale, uniquement l’impôt fédéral, à payer, ce qui en général ne représente pas grand chose si ce n’est les 400$ à verser au Delaware chaque année. Les techniques d’optimisation fiscale, dont Google est devenu un champion, commencent ici.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.