Grèves, manifestations, la France bloquée une fois de plus

Par Olivier Sancerre Modifié le 28 avril 2016 à 1h40
Manifestation Loi Travail 1
80%80% des vols seront assurés à Paris-Orly.

Jeudi, journée galère pour les usagers des transports en commun, pour les passagers des avions, pour l’Éducation nationale, et pour une bonne partie de la France. La mobilisation contre la loi sur la réforme du code de travail mobilise une fois de plus dans la rue.

Ce sont plus de 200 manifestations qui sont ainsi prévues partout en France jeudi 28 avril. Sept syndicats ont appelé à un mouvement national : la CGT, FO, la FSU, Solidaires, et les syndicats étudiants Unef, UNL et la Fidl. On s’attend donc à de sérieuses perturbations dans les rues, les transports, et dans l’Éducation nationale. Tentons de faire le point.

Éducation nationale : ça coince

Dans les établissements scolaires, il faudra s’attendre à des classes annulées. Les professeurs de Sud Éducation et les étudiants affiliés aux syndicats étudiants seront dans la rue. Une assemblée parisienne se tiendra d’ailleurs à Nuit debout, place de la République à Paris.

Sur les lignes SNCF, on se veut optimiste : 90% des trains vont rouler, a promis l’entreprise. Le trafic sera donc normal sur les TGV, les lignes vers l’international, ainsi — et c’est une bonne nouvelle pour les Franciliens — sur les RER C et D.

Sur le RER B, le trafic devrait être perturbé en revanche. On attend entre un train sur deux et un train sur trois suivant les destinations. La RATP prévoit néanmoins un trafic normal pour le métro et le RER A.

Une contestation qui ne faiblit pas

Des retards sont à prévoir dans les aéroports. 80% des vols à Paris Orly devraient ainsi être assurés, et à Pars-Charles de Gaulle également, des perturbations sont à prévoir. Par contre, il ne devrait pas y avoir d’annulation de vols, uniquement des retards.

La contestation à la loi El Khmori reste donc forte, malgré les réécritures du texte opérées par le gouvernement suite aux trois précédentes manifestations. Après avoir espéré passer en force, l’exécutif a préféré jouer la carte de la négociation… sans que cela leur ait réellement profité jusqu’à présent.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.