L’impact économique du troisième confinement a été assez limité

Par Anton Kunin Publié le 7 mai 2021 à 13h31
Impact Economique Confinement
6%En avril 2021, le PIB de la France s'est replié à 6% sous son niveau d'avril 2019.

Tous les indicateurs vont dans ce sens : des trois confinements, c’est pendant le troisième que l’économie française a le moins souffert, apprend-on d’une note de conjoncture de l’INSEE.

Le secteur des transports a vu son chiffre d’affaires s’effondrer de 50% en avril 2021

Confiner tout en limitant l’impact sur l’économie : tel a été le défi de l’exécutif dès le deuxième confinement. Avec le troisième confinement, le gouvernement y est parvenu encore mieux. D’après une note de conjoncture de l’INSEE, pendant le troisième confinement, la consommation des ménages aurait reculé à 10% sous son niveau d’avant crise, contre 15% en novembre 2020 et 31% en avril 2020.

Le chiffre d’affaires des différents secteurs d’activité a donc reculé dans une moindre mesure par rapport aux confinements précédents. Dans le secteur du transport et de l’entreposage, il a certes beaucoup reculé (-50% en avril 2021), mais c’est toujours moins qu’en avril 2020 (-91,3%). Dans l’hébergement-restauration, le recul a été de 62%, contre -82,3% en avril 2020. Les services non marchands, après une baisse de 41,6% en avril 2020, affichent en revanche une hausse de 3% en avril 2021. Quant au PIB (qui est la somme des chiffres d’affaires de tous les secteurs d’activité), en avril 2021 il s’est replié à 6% sous son niveau d’avant-crise (contre -7,5% en novembre 2020 et -31% en avril 2020).

Au cours du troisième confinement, les Français se sont davantage déplacés, pour fréquenter des commerces notamment

Les économistes de l’INSEE ont notamment étudié l’évolution des transactions par carte bancaire et les données sur les déplacements des Français (obtenues grâce aux Google Mobility Reports). Il apparaît que le recul des transactions par carte bancaire a été moindre qu’au cours des deux confinements précédents. La fréquentation des commerces (alimentaires ou non), de même de celle des transports publics et des lieux de travail a été plus importante. Et cela s’explique facilement : l’éventail des commerces ouverts est un peu plus large, tandis que le travail sur site était rendu possible dans les secteurs où celui-ci est nécessaire.

Le déconfinement entamé le 3 mai 2021 devrait conduire l’activité économique à revenir à environ 4% sous son niveau d’avant crise en mai 2020, puis à -2,5% en juin 2021. Sous ces hypothèses, le PIB du deuxième trimestre n’augmenterait qu’à peine, de l’ordre de +0,25% par rapport au trimestre précédent. Il se situerait ce trimestre environ 4% sous son niveau d’avant-crise.

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