Inégalités : Les femmes sont-elles vraiment moins payées que les hommes ?

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Par Patrick Crasnier Publié le 8 mars 2013 à 9h15

Le ministre des droits de la femme et accessoirement porte parole du gouvernement promet en cette journée consacrée aux femmes des sanctions. Des sanctions pour les entreprises qui oseraient encore payer les femmes moins que les hommes. Ce combat de revendication féminine, même s’il est légitime en apparence, ne l’est pas autant qu’il y paraît. En affirmant cela je vais m’attirer les foudres de tout ce qui se fait de « défenseur des femmes » et autres menteurs patentés. Alors je me lance, il faut bien quelqu’un pour oser dire tout haut ce que pensent nombre de chefs d’entreprises (hommes comme femmes)

La différence de salaire entre les hommes et les femmes existe c’est vrai, tous les DRH pourront vous expliquer qu’en fait c’est une apparence, la réalité est tout autre. Prenons par exemple les postes totalement identiques entre les deux sexes, couverts par les conventions collectives, le salaire est le même, un des meilleurs exemples dans ce domaine est le poste de commerciale. Je ne me souviens pas que ces conventions collectives fassent une différence, les syndicats sont là aussi pour y veiller. Si une différence se manifeste elle est toujours le fait de changement sur le poste de travail, en temps, en quantité, en expérience. Par exemple nombreux sont les aménagements du temps de travail pour que certaines femmes puissent s’occuper de leurs enfants, cela a un coût. Le travail à temps partiel est globalement plus utilisé par les femmes que par les hommes, cela coute aussi en diminution de salaire. Je ne parle pas du temps partiel imposé qui lui est le même quel que soit le sexe, sauf que, les hommes refusent ces postes.

Toutes ces réalités, les entreprises sont bien obligées d’en tenir compte, il n’y a que dans l’administration que des femmes travaillent à temps réduit tout en étant payées à temps plein. Malheureusement ces réalités là personne ne veut les prendre en compte (ou tout le monde fait semblant de les ignorer). Je me souviens des revendications syndicales depuis très longtemps « A travail égal salaire égal » revendication a laquelle il était toujours répondu oui, si le travail est égal.

Alors ne confondons pas, l’entreprise n’est pas une association de bisounours qui recrute des gens pour les occuper entre les week end. L’entreprise doit fonctionner, doit produire, doit être compétitive (surtout en ce moment) C’est dur à entendre mais c’est la vérité sans laquelle des américains écrivent au ministre du redressement productif pour lui expliquer. Nombre de femmes travaillent dans ces entreprises sans aucun problème, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs aussi et pour conséquence les mêmes salaires que les hommes. D’autres ne fonctionnent pas sur le même mode, elles en payent le prix. Nos politiques se trompent de cible, en voulant encore une fois condamner et nuire au monde de l’entreprise, ce n’est pas comme cela que le monde du travail s’assouplira.

Notre ministre du droit des femmes dans tous les domaines où elle intervient confond égalité et égalitarisme, elle veut supprimer la différence des sexes, elle veut faire croire qu’aucune différence n’existera plus, elle va même dans les écoles maternelles pour y développer son idéologie. Avec ces idées là on peut faire le mariage pour tous, c’est ce qui se passe, on ne peut en aucun cas révolutionner l’entreprise.

Si j’ai pris le parti provocateur de donner cet axe à ce papier, ce n’est absolument pas pour stigmatiser les femmes avec qui j’ai souvent travaillé efficacement dans la plus grande sérénité, c’est seulement pour dénoncer encore une fois la volonté de notre gouvernement de condamner l’entreprise seul moyen de créer de la richesse dans notre pays.

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Patrick Crasnier est diplômé en sciences humaines 3eme cycle en psychopathologie, après de longues années passées en cabinet libéral comme psychanalyste, blessé lors d’un attentat terroriste cesse cette activité en 1995. Continue comme photojournaliste, journaliste radiophonique (activités menées conjointement avec celle de psychanalyste depuis 1983) puis comme journaliste rédacteur au journal Toulousain et à l’écho des entreprises. Actuellement photojournaliste correspondant pour l’agence de presse panoramic et rédacteur dans plusieurs revues.

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