La City de Londres n’est plus la première place financière en Europe

Par Olivier Sancerre Modifié le 15 février 2021 à 12h13
City Londres Amsterdam Europe 1
6 MILLIARDSEn janvier, il s'est échangé 6 milliards d'euros en moyenne chaque jour sur la place financière de Paris.

C'est un déclassement spectaculaire pour la City de Londres : la place financière britannique n'est plus la première en Europe. Amsterdam prend la première position et, dans une moindre mesure, Paris et Francfort en profitent aussi.

Si le gouvernement de Boris Johnson s'est beaucoup battu pour les pêcheurs, en revanche la finance a été mise de côté alors qu'elle représente une part bien plus importante du produit intérieur brut du Royaume-Uni. Conséquence de la signature in extremis de l'accord commercial entre le pays et l'Union européenne, les opérateurs britanniques ont dû s'installer sur le vieux continent pour poursuivre leurs activités avec la clientèle européenne. Et pour le mois de janvier, c'est Amsterdam qui a tiré son épingle du jeu ! Selon les calculs du Financial Times, il s'est échangé en moyenne à chaque séance 9,2 milliards d'euros de transactions sur les actions européennes sur la place financière des Pays-Bas, contre 8,6 milliards à Londres.

Déclassement de la City

Amsterdam a su attirer les financiers et les échanges d'une manière spectaculaire : en décembre, les volumes sur la place n'avaient été que 2 milliards d'euros en moyenne chaque jour. Paris s'en sort assez bien également, avec 6 milliards d'euros échangés à chaque séance, soit deux milliards de plus qu'en décembre. Francfort suit juste derrière, avec un peu moins de 6 milliards d'euros.

Paris s'en sort bien

Le décrochage de Londres pourrait se poursuivre alors que les conséquences du Brexit et de l'accord commercial voulu par les autorités britanniques continuent de se faire sentir. Boris Johnson a menacé de transformer la City en nouveau « Singapour sur la Tamise », autrement dit une place financière dérégulée aux portes de l'Europe. Mais la régulation des clients européens continuera d'être gérée par des instances européennes.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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