Les policiers pourront garder leur arme même en dehors de leur service

Cropped Favicon Economi Matin.jpg
Par Laure De Charette Modifié le 20 novembre 2015 à 11h33
Etat Siege Dictature Police Danger Securite
3La mesure est prise dans le cadre de l'état d'urgence, qui a été prolongé de trois mois.

Pas question que des agents de la police nationale assistent à des attentats sans pouvoir intervenir faute d'être équippés d'une arme, s'ils ne sont pas en poste. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : le directeur général de la police nationale va autoriser tous les policiers qui le souhaitent à garder leur arme en dehors de leurs heures de service.

Une mesure temporaire

Il s'agit d'une mesure inédite, et qui ne va être appliquée, pour l'instant du moins, que le temps de l'état d'urgence, soit pendant trois mois à compter du 19 novembre 2015.

Dans la foulée des terribles attentats qui ont endeuillé la région parisienne vendredi 13 novembre 2015, Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, a adressé une note à tous ses directeurs. Il y explique que le port d’une arme par les fonctionnaires de police en dehors de leur service est désormais autorisé. Les agents ne seront pas obligés de ramener leur arme à leur domicile ou de la garder constamment dans leur veste, mais s'ils le souhaitent, ils pourront le faire, ce qui était jusque-là strictement interdit.

Un simple brassard de police

Les syndicats de policiers ont émis cette idée immédiatement après les attentats. L’UNSA-Police avait ainsi "éxigé l’aménagement immédiat, pour nos collègues qui le souhaitent, de la possibilité réglementaire d’être porteurs de leur arme de service, en tout temps et en tous lieux". Lui et ses collègues ont donc été entendus.

Les agents pourront conserver leur arme à feu même sans porter de gilet pare-balles, contrairement à ce qui avait été prévu dans un premier temps. En revanche, ils devront obligatoirement porter "un brassard police" pour éviter toute confusion en cas d’intervention, "avoir accompli au moins un tir depuis le début de l’année" lors d’une séance de tir réglementaire organisée par la police et avoir "déclaré la conservation de leur arme" auprès de leur hiérarchie.

Cropped Favicon Economi Matin.jpg

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

Laisser un commentaire

* Champs requis