Réformes économiques : Hollande François promet, Pape François agit

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Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 25 février 2014 à 2h46

Après avoir endossé – virtuellement- l’espace d’un instant le costume du guérillero – le pape François avait même du se défendre d’être marxiste – Le voici enfilant le costume trois pièces, attaché-case en main : un vrai business-man. Virtuellement toujours.

Depuis lundi 24 février, le Vatican est doté d’un ministère de l’Economie, dont la mission principale est de gérer les affaires économiques et financières du Saint Siège. Le « ministre », en fait, un secrétaire d’Etat en langage vaticanais, sera le cardinal George Pell un australien, qui est déjà un proche du pape François. Alors que Hollande François promet un choc de simplification et une réforme de l’Etat, le Pape François décide et mets en œuvre dans la foulée. Ce qui, il est vrai, est plus simple à l’échelle du Vatican qui ne fait que quelques hectares, comparé à un pays tout entier comme la France. Mais tout de même !

Les embauches de fonctionnaires vaticanais ont été gelées la semaine dernière, et les heures supplémentaires supprimées, afin de faire faire des économies de fonctionnement au gouvernement de l’Eglise. Le nouveau secrétariat à l’Economie du Vatican devra mettre en œuvre les directives du collège de conseillers du pape dédiés au sujet, composé de huit cardinaux et évêques et de sept laïcs, réputés pour leur connaissance des problématiques économiques et financières. Nicolas Sarkozy, ancien ministre du Budget français sera-t-il candidat ?

En tout cas le plan de marche du secrétariat est très clair : vérification, planification, simplification, anticipation, coordination et gestion. Ouf ! Le secrétariat à l’Economie du Vatican espère en tout cas mettre un terme aux scandales financiers ayant impliqué ces dernières années la banque du Vatican, et certains cardinaux ou laîcs gravitant autour. Les accusations de blanchiment d’argent ont lourdement abîmé ces derniers temps l’image du Vatican, et sans doute précipité aussi le départ de Benoit XVI, qui avait été trahi par son valet, auteur des premières fuites à la presse… Fuites que le Pape lui avait pardonné.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016. Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time.  En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007. Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an. En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier.  Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.   Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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