Russie : McDonald’s quitte à son tour le pays

Par Cédric Bonnefoy Modifié le 17 mai 2022 à 11h59
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62.000Avec ce retrait, 62.000 emplois sont menacés en Russie.

Nouveau départ de Russie. Suite à la guerre en Ukraine, le géant américain McDonald’s annonce quitter le pays. 62.000 postes sont en jeu.

Les restaurants fermés depuis le début du conflit

L’annonce était attendue, McDonald’s vient de l’officialiser. Le géant américain de la frite, du burger et de la restauration rapide annonce se retirer de Russie. C’est aussi l’une des conséquences du conflit ukrainien. Dans un communiqué, le grand patron de McDo explique que l’entreprise doit « rester inflexibles quant à nos valeurs ».

D’ici quelques semaines, les restaurants de la chaîne baisseront définitivement le rideau. Déjà depuis le début de l’invasion russe en Ukraine et la pression internationale, McDonald’s avait choisi de fermer ses restaurants dès le début du conflit. L’entreprise attendait la suite des événements avant de prendre une décision. L’enlisement du conflit vient donc sonner le glas. C’est un tournant important pour le géant américain du fast-food. Depuis la chute du l’URSS en 1991, McDonald’s était présent en Russie.

62.000 salariés menacés

Si ce retrait est historique, les conséquences économiques et sociales pourraient être importantes. L’entreprise s’étant largement développée en Russie. D’une part, quid de l’avenir des 850 restaurants ? Mais surtout des 62.000 salariés russes de l’entreprise. McDonald’s assure qu’il va payer les employés jusqu’au retrait effectif du pays. Mais surtout, il s’engage à ce que les salariés soient réembauchés par le futur acquéreur.

Comme chaque multinationale qui se retire du pays, l’addition va être salée pour McDonald’s. D’après les premières prévisions, le groupe va enregistrer une charge non décaissable comprise entre 1,2 et 1,4 milliard de dollars. C’est aussi un coup dur pour les années à venir. La Russie représentait jusqu’à présent 9% du chiffre d’affaires mondial annuel de l’entreprise américaine. Les discussions vont donc désormais s’engager pour trouver un repreneur.

Cédric Bonnefoy est journaliste.

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