« Merci pour ce moment » : une entreprise à 6 millions d’euros de CA en 2 semaines

Par Olivier Sancerre Modifié le 16 septembre 2014 à 22h37

Le succès ne se dément pas pour « Merci pour ce moment », le phénomène d'édition de la rentrée. Le livre, écrit par Valérie Trierweiler sur son ancien compagnon François Hollande, continue de caracoler en tête des ventes. Au grand dam, on s'en doute, du président de la République.

Vers les 500 000 exemplaires

En tout et pour tout, depuis son lancement en librairie le 4 septembre dernier, l'ouvrage s'est écoulé à plus de 315 000 exemplaires. La semaine passée, à en croire les chiffres de Gfk, le livre s'est vendu à 168 500 copies ! Et si la librairie du coin n'a plus de stock, pas de panique : il existe une version numérique qui elle aussi, ne connait pas la crise avec 23 000 exemplaires vendus. Durant ses quatre premiers jours, les confessions de Valérie Trierweiler avaient trouvé 145 000 lecteurs prêts à les dévorer.

Laurent Beccaria, l'éditeur de l'ex première dame et PDG de la maison d'édition des Arènes, a voulu lever le voile sur certaines informations, dans un courrier adressé à Livres Hebdo. On y apprend que le livre a été imprimé à 590 000 exemplaires afin d'épancher la soif des libraires, tandis que le premier tirage avait été de 200 000 copies.

Un pari risqué mais payant

Le pari était « risqué », concède t-il. Mais jamais il n'aurait imaginé un tel déferlement, un « raz-de-marée » de lecteurs qui se bousculeraient dans les librairies pour acheter l'ouvrage phénomène. L'auteur elle-même n'avait pas pensé un seul instant toucher de tels droits d'auteurs — les ventes du livre ont généré 6 millions d'euros de chiffres d'affaires ! Valérie Trierweiler devrait toucher environ 15% de droits, ce qui représente 2,55 euros sur un livre à 18,90 euros HT, ou encore… la bagatelle de 803 250 euros.

L'éditeur réplique également à tous ceux qui ont pu dénigrer le livre, des médias aux critiques. Il estime que les lecteurs feront la part des choses et constateront le « divorce » d'avec la « quasi-totalité des médias ».

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.