Monoprix va acheter Sarenza

Par Olivier Sancerre Modifié le 19 février 2018 à 13h03
Monoprix Sarenza Acquisition 1
250 MILLIONSEn 2017, Sarenza réalisait 250 millions d'euros de ventes.

Monoprix renforce son positionnement en ligne avec l'acquisition d'une « pépite » du commerce en ligne, à savoir Sarenza. L'enseigne bien connue dans les centre-ville est entrée en négociations exclusives pour acquérir le site de vente en ligne de chaussures.

D'emblée, l'opération de rapprochement est présentée comme s'intégrant « pleinement » dans la stratégie de Monoprix, explique Régis Shultz, le président de l'enseigne propriété de Casino. Celle-ci cherche en effet à compléter son offre, à se renforcer dans la vente en ligne et à se positionner comme le spécialiste omnicanal de tout ce qui est « lifestyle » (mode, décoration, beauté). Avec cette opération, Monoprix conforte donc sa position de leader français du commerce en ligne « urbain », Sarenza étant un des sites les plus en vue pour la vente de chaussures, dont il propose 40 000 modèles issus de plus de 650 marques.

Leader français de la vente de chaussures en ligne

Sarenza a été créé en 2005 et a étendu sa distribution dans une trentaine de pays européens. Sur le dernier exercice, l'entreprise affiche un chiffre d'affaires de 650 millions d'euros. Un beau parti donc pour Monoprix : « Dans nos magasins, locomotives des centre-villes, Monoprix allie de manière unique une offre alimentaire, non alimentaire et des services innovants. Il est donc parfaitement logique de reproduire cette offre complète sur le web », se réjouit Régis Shultz. En novembre dernier, Monoprix s'offrait déjà Ocado, spécialiste de la livraison de produits alimentaires.

L'accent sur le commerce en ligne

En France, Sarenza est un des plus importants acteurs de la vente de chaussures en ligne, avec le français Spartoo et l'allemand Zalando. « Faire bénéficier à l’ensemble des clients de Monoprix des produits vendus sur Sarenza depuis 2005 est une formidable opportunité qui fera du site Monoprix un modèle envié du commerce en ligne », indique Stéphane Treppoz, le PDG de l'entreprise. Les deux parties devront obtenir l'approbation des instances représentatives de leur personnel respectif, ainsi que le feu vert de l'Autorité de la Concurrence.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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