Carburant : la pénurie est-elle proche ?

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Par Léana Chaniol Modifié le 23 mai 2016 à 18h50
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1 500Pénurie totale ou partielle, les opposants à la loi Travail ont fait fermer 1 500 stations

La loi Travail continue de faire rager. Selon Alain Vidalies interrogé chez Europe 1, environ 1 500 stations sur les 12 000 à travers la France seraient en pénurie, totale ou partielle. Les zones les plus touchées sont l’ouest, le nord et la région Parisienne, où les automobilistes ne trouvent plus de quoi revigorer leur voiture.

Les opposants à la loi Travail ne sont pas prêts de s’arrêter

D’après ladepeche.fr, le Premier ministre Manuel Valls reste déterminé et affirme : "Nous maîtrisons pleinement la situation, je pense qu'un certain nombre de raffineries ou de dépôts qui étaient bloqués sont débloqués ou vont l'être dans les heures ou dans les jours qui viennent. Nous sommes très déterminés à ce qu'il n'y ait aucune pénurie en France". Malgré cette détermination et l’appel de plusieurs syndicats qui demandent le retrait de la réforme du code du travail,la carte de France n’en finit pas de se noircir. En effet, dimanche 22 mai les réapprovisionnements ont été quasiment nuls et certaines stations se voient encore fermées.

L’essence : une denrée rare jusqu'au retrait de la loi Travail ?

Un nouveau dépôt, celui de Fos-Sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône, est bloqué depuis ce lundi matin par une grève de 24 heures reconductible chez Fluxel, gestionnaire des terminaux pétroliers. À Donges, le mouvement est double. La grève des salariés est maintenant accompagnée d’un blocage à l’entrée de la raffinerie. Cette mobilisation montre la motivation des citoyens français à faire retirer ce projet de loi Travail. L'affaire n'a cependant pas fini de diviser car, comme l'a déclaré le ministre des Finances Michel Sapin ce lundi 23 mai : "Certaines actions de blocage des raffineries et des dépôts de carburant ne sont pas "légitimes" et le gouvernement utilisera "tous les instruments" à sa disposition pour les faire cesser"

Certains voient en ce mouvement une chance de faire changer les choses comme Claudine, Nantaise, interrogée par Europe 1 : « Si on n'a plus de carburant, on marchera à pieds et puis c'est tout. Je pense qu'il faut peut-être que ce soit tout bloqué pour changer les choses ». Pour d’autres, c’est un vrai ras-le-bol, comme pour Christelle, elle aussi interrogée par Europe 1 : « S'ils ont des problèmes avec le gouvernement qu'ils s'adressent au gouvernement, qu'ils aillent squatter leurs bureaux, leur travail, je ne sais pas. Nous, il faut qu'on bosse »

« Une seule manière de débloquer la situation : retirer la loi Travail ! » - Emmanuel Lépine

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi 23 mai sur RMC, Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole à la CGT, dénonce les membres du gouvernement et les invite « à sortir de leur bureau ». Sur les huit raffineries que compte le pays, six sont en grève, d’après la CGT.

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