Médicaments : les drôles d’écarts de prix pratiqués par les pharmacies

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 19 novembre 2014 à 12h57

Une information qui pourrait bien donner au gouvernement un moyen de pression sur les pharmacies, à l'heure où les syndicats des officines s'opposent au fait que les laboratoires pharmaceutiques devraient, dans un futur proche, rendre publiques les réductions qu'ils accordent aux apothicaires.

Selon une information publiée ce mercredi sur le site Internet d'Europe 1, une association de consommateurs se serait livrée à une petite expérience. En se rendant dans différentes pharmacies, CLCV a pu se rendre compte que les prix changeaient, parfois du simple au double, pour un même médicament, vendu sans ordonnance.

Les prix varient parfois du simple au double

Pour cette enquête l'association CLCV a pris dans son panier un échantillon de produits classiques, vendus sans ordonnance, comme le Synthol, l'Actifed rhume, l'Efferalgan, du Maalox. Bref, des produits qu'on a tous l'habitude d'acheter, parfois régulièrement. Et les résultats sont saisissants.

Par exemple, comme le rapporte Europe 1, CLCV s'est rendu compte que la boîte de Maalox vendue 3,80 euros dans une pharmacie du 6ème arrondissement était vendue 6,60 euros dans l'officine de la rue d'à côté. Et si l'on se met à comparer la situation parisienne avec la province, c'est encore pire.

L'obligation d'afficher les prix en pharmacie

D'après l'étude de l'association de consommateurs, la boîte d'Actifed rhume sera vendue 2,90 euros à Rennes quand elle sera 3 fois plus chère à Paris. Pour l'ensemble du panier choisi par CLCV, le montant atteint 17 euros à Arras quand il grimpe à 36,80 dans le sixième arrondissement parisien…

Enfin, lorsque vous vous rendez en pharmacie, vous apprenez souvent le prix de votre médicament au moment de passer à la caisse, les prix n'étant pas souvent affichés et les boîtes souvent derrière le comptoir. Comme tout commerce, les pharmacies sont pourtant tenues d'afficher leurs prix. Or, sur les 269 pharmacies visitées, seule la moitié laisse à ses clients un catalogue de prix à disposition des clients.

A quand une application mobile pour noter les pharmacies de son quartier ? Voilà une étude qui devrait certainement donner des idées à certains… Les pharmacies devraient toutefois se méfier. Désormais, il est possible d'acheter ses médicaments sur des sites Internet (comme ce site). Et peut-être un jour en grande surface, comme c'est le cas en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis ?

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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