Poitou-Charentes Limousin Aquitaine, super 13ème région ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 15 juillet 2014 à 23h52

Quatorze ou treize ? Le nombre de « super régions » qui naîtront de la réforme territoriale reste encore largement débattu, tout comme la découpe des nouveaux territoires.

13 plutôt que 22

Les députés PS ont ainsi voté mardi matin une nouvelle carte de France qui reprend une grande partie de celle décidée par l’exécutif… avec quelques aménagements néanmoins. La région Nord-Pas-de-Calais est désormais accoler à la Picardie, et non plus avec la Champagne-Ardenne qui se voit rattachée à l’Alsace-Lorraine. Quant à Poitou-Charentes, la région est désormais accolée au Limousin et à l’Aquitaine.

Évidemment, ce puzzle qui bouge sans cesse ne fait pas les affaires de certains barons, y compris socialistes. Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, s’était opposée au rattachement de sa région, Poitou-Charentes, avec l’Aquitaine, et avait été entendue par l’Élysée… mais pas par les députés de son parti, qui ont voté le nouveau redécoupage par 72 voix contre 21.

Ségolène pleure, Jean-Yves est content

Autre susceptibilité froissée, celle de Martine Aubry. La patronne du Nord-Pas-de-Calais goûte peu la fusion de sa région avec la Picardie : les deux entités ne sont pas les plus riches de France. Deux régions pauvres ne feront pas une super-région riche d’un coup. Les élus du Nord ont eu beau s’opposer au vote du groupe en arguant que c’était la porte ouverte à une présidence FN après les élections régionales de fin 2015, c’était peine perdue.

Les députés PS ayant voté sur ce texte remanié, c’est désormais ce dernier sur lequel l’Assemblée va désormais débattre, avec une bonne chance de passer. Le premier Ministre a toutefois tenu mordicus à ce qu’il n’y ait pas de fusion entre la Bretagne et les Pays de la Loire, alors que cela aurait du sens. Il faut dire que deux amis de Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des Lois, ont opposé leur veto catégorique à ce projet.

Il reste maintenant à régler un problème délicat : le sort de la région Centre, qui se retrouve désormais seule. L’examen de la loi permettra de régler ce souci avec peut-être la clé un nouveau redécoupage.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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