Retour au bercail des exilés fiscaux : une aubaine pour l’État

Par Olivier Sancerre Modifié le 24 juin 2015 à 6h11
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80%80% des dossiers des repentis fiscaux concernent des avoirs détenus en Suisse.

Les évadés fiscaux ont décidément hâte de rejoindre le droit chemin. Le service de traitement des déclarations rectificatives (le STDR), une cellule créée au ministère des Finances il y a deux ans, ne cesse d’engranger les demandes de régularisation.

Le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, ne peut que s’enorgueillir de la performance du STDR, où à ce jour 40 885 dossiers ont été traités ou sont en passe de l’être. Le rythme des dépôts de dossiers est toujours soutenu, « de l’ordre de 900 déclarations tous les quinze jours », explique le secrétaire d’État.

4 milliards d’euros en 2015

L’an dernier, le service avait engrangé 1,9 milliards d’euros provenant d’évadés fiscaux repentis. Pour 2015, l’objectif a été relevé à 2,7 milliards, et cette prévision pourrait être dépassée puisque depuis le début de l’année, ce sont déjà 1,6 milliard d’euros qui ont été récupérés ! En tout, Bercy devrait recouvrer plus de 4 milliards.

Des agents qui ne manquent pas de travail

Le STDR comprend une centaine d’agents qui font leur possible pour traiter les dossiers le plus rapidement possible — après tout, il s’agit d’une manne bienvenue pour les caisses de l’État. Le processus a d’ailleurs été amélioré pour accélérer la cadence des régularisations ; parmi ces dispositions, les repentis doivent verser un premier acompte avant même que leur dossier soit en traitement.

Le montant moyen des avoirs déclarés à l’étranger se monte à 800 000 euros. La plupart des exilés fiscaux qui se manifestent (8 sur dix, en fait) sont des fraudeurs « passifs », qui ont hérité d’avoirs non déclarés.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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