Singapore Airlines va proposer des vols vers nulle part

Photo Jean Baptiste Giraud
Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 17 septembre 2020 à 15h55
Singapore Airlines Vol Crise Covid
300€La moitié des personnes interrogées par Singapore Airlines sont prêtes à débourser plus de 300 euros pour un billet vers nulle part.

Six mois. Cela fait tout juste six mois que nous sommes entrés dans la “Twilight zone”. En bon français, dans la 4e dimension.

Innover en temps de crise

C’est en effet le 17 mars dernier que la France, imitant en cela plusieurs dizaines d’autres pays dans le monde, confinait la totalité de sa population, avec les conséquences que nous connaissons sur l’économie. La liste est longue des entreprises, grandes ou petites, artisans commerçants, travailleurs indépendants, professions libérales, qui souffrent de la crise.

Pour s’en sortir, tout le monde cherche à innover, se réinventer, ce qui donne parfois des choses totalement inconcevables. Prenez le secteur aérien : comme le trafic ne redécolle pas, et que certaines frontières sont toujours fermées aux touristes étrangers, en Asie, une compagnie aérienne envisage de proposer de faire voler des avions qui.. feront des boucles dans le ciel !

Un vol de balade

Je vous jure que c’est vrai : Singapore Airlines envisage sérieusement de proposer des vols d’une durée de trois heures, au départ de Singapour, à destination de... Singapour. À l’atterrissage, les passagers ne rentreront pas chez eux, mais iront passer quelques jours dans un des hôtels partenaires de la compagnie.

Cela semble fou, mais Singapore Airlines a fait réaliser un sondage pour tester son idée : les trois quarts des personnes interrogées étaient emballées, et la moitié prête à débourser plus de 300 euros pour un billet vers nulle part. Pour l’instant, tout va bien.

Photo Jean Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

Laisser un commentaire

* Champs requis