Le succès phénoménal des masques de protection dans la grande distribution

Par Olivier Sancerre Modifié le 2 juin 2020 à 11h47
Masques Protection Grande Distribution 1
94 MILLIONSLes ventes de masques ont représenté 94 millions d'euros dans la grande distribution.

Les masques de protection s'arrachent dans les rayons des supermarchés et des hypermarchés. Les consommateurs français sont au rendez-vous de la grande distribution qui peut vendre ces produits depuis le 4 mai.

Le masque de protection, qu'il soit chirurgical ou en tissu, est le produit incontournable du printemps. Et pour cause : les autorités sanitaires en recommandent fortement le port dans les lieux publics et là où les règles de distanciation physique ne peuvent être respectées. Il est obligatoire dans les transports en commun. Les consommateurs se précipitent donc pour en acheter autant que possible et faire des réserves. Cela tombe à pic : depuis le 4 mai, la grande distribution a reçu le feu vert du gouvernement pour vendre des masques de protection. Des dizaines de millions d'unités ont été commandées par les enseignes.

Carton plein pour les masques

Selon les chiffres du panéliste Nielsen dévoilés par LSA, les Français se sont précipités durant les trois premières semaines de disponibilité : les enseignes ont vendu pour 94 millions d'euros de masques de protection, dont 36 millions durant la semaine du 11 au 17 mai. 36% des Français avaient déjà fait l'acquisition de masques début mai, avant le déconfinement dont la première phase a débuté le 11 mai. Mais la possibilité d'en acheter plus facilement dans les magasins a fait exploser les ventes. Les masques ont ainsi représenté 16% de la progression des ventes de la grande consommation sur les trois semaines (22% pour la première semaine !).

Les supermarchés en pointe

« Rarement de “nouvelles” catégories de produits suscitent des achats aussi significatifs ; avec 94 millions d’euros en 3 semaines, l’ensemble des masques (chirurgicaux et en tissu) a généré pour les magasins un chiffre d’affaires supérieur à d’importantes catégories de produits, comme le beurre, les oeufs ou encore les lessives », explique Nielsen. Ce sont les supermarchés qui ont tiré leur épingle du jeu, avec une part de marché de 57% alors qu'ils représentent habituellement 37% des ventes dans la grande distribution.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.