Taxe sur le numérique : un compromis trouvé entre la France et les États-Unis

Par Olivier Sancerre Modifié le 26 août 2019 à 22h30
Taxe Gafa France Usa 1
400 MILLIONSLa France attend 400 millions d'euros de recettes pour sa taxe GAFA.

Donald Trump n'avait pas mâché ses mots. En guise de représailles à la mise en place par la France de la taxe sur le numérique, le président américain menaçait de taxer les vins français.

La calme après la tempête : la menace de Donald Trump semble avoir reculé après l'annonce d'un compromis entre la France et les États-Unis concernant la taxation des grandes entreprises. En juillet, le parlement français a voté une taxe sur le numérique à hauteur de 3% du chiffre d'affaires, pour les entreprises ayant pour activité la publicité en ligne, la vente de données à des fins publicitaires, et la mise en relation d'internautes (via des plateformes comme Amazon). Une taxe touchant tout particulièrement des groupes américains, d'où la colère du locataire de la Maison Blanche.

Paiement de la différence

C'est durant le G7 de Biarritz que la crise s'est dénouée. Un compromis a été trouvé entre les deux parties : d'une part, la France supprimera sa taxe dès que l'OCDE aura mis en place son nouveau système de taxation ; d'autre part, Paris s'engage à rembourser aux entreprises la différence entre les deux taxes. « Il y avait beaucoup de nervosité sur cette fameuse taxe numérique française. Je crois qu’on a trouvé un très bon accord », a expliqué Emmanuel Macron durant sa conférence de presse commune avec Donald Trump.

Discussions à l'OCDE

Bruno Le Maire, la cheville ouvrière de ce compromis, s'est également réjouit : « Les Américains pourront dire que, dès 2019, une solution internationale aura été appliquée et nous pourrons dire que, dès 2019, il y a eu une taxation du numérique grâce à notre taxe ». Il reste cependant des inconnus. Ainsi, les discussions à l'OCDE se poursuivent avec une pierre d'achoppement : les États-Unis voudraient taxer l'ensemble des entreprises (y compris les grands groupes français), tandis que la France veut se conter des entreprises du numérique.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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