TF1 lance la guerre contre Numericable-SFR

Par Olivier Sancerre Modifié le 30 juillet 2017 à 16h18
Tf1 Sfr Replay 1
100 MILLIONSTF1 réclame 100 millions d'euros pour continuer à livrer ses services aux fournisseurs d'accès.

TF1 a déterré la hache de guerre contre Numericable-SFR. Le fournisseur d'accès n'a plus l'autorisation de diffuser la télévision de rattrapage des chaînes du groupe TF1. Un coup de semonce qui pourrait toucher à terme tous les opérateurs.

Depuis des mois, le groupe TF1 réclame une hausse substantielle de la somme versée chaque année par les fournisseurs d'accès pour diffuser les services de MYTF1 via leurs box. La somme demandée passe de 10 millions à… 100 millions, un chèque qu'aucun FAI ne veut verser à la chaîne. Numericable-SFR avait jusqu'au 28 juillet pour accepter les nouvelles conditions, ce qui n'a pas été le cas. Résultat : plus de replay de TF1 et des autres chaînes du groupe (TMC, NT1, HD1, LCI). Une « prise d'otages », selon le fournisseur d'accès, qui va envisager tous les recours possibles.

Gêne minimale pour les abonnés

Du côté des abonnés, la gêne devrait être minime, puisqu'ils ont toujours accès aux flux « live » des chaînes de TF1, ainsi qu'à la TNT. Pour la télévision de rattrapage, ils peuvent télécharger l'application MYTF1 ou aller sur le site web de la chaîne. Toutefois, cette première ouvre une boîte de Pandore dont nul ne sait sur quoi elle va déboucher. Plusieurs actions en justice sont déjà en cours du côté de SFR ainsi que chez Orange, qui souligne qu'il génère 25% de l'audience de TF1… et que l'opérateur est aussi un des plus importants annonceurs.

Le coût des programmes

Au groupe TF1, on regrette d'en être arrivé là, mais on estime que les programmes de ses chaînes ont une valeur (un milliard d'euros investis l'an dernier) et que des fonctions comme la télévision de rattrapage ont un coût. On indique aussi privilégier la négociation, tout en rappelant que la consommation de télévision a évolué ces dernières années.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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