Le nouveau barème de l’impôt sur le revenu pour 2026 (sur les revenus perçus en 2025), souhaité par Sébastien Lecornu et dévoilé par Les Echos, a été légèrement revalorisé afin de tenir compte de l’inflation, modifiant les seuils à partir desquels les contribuables commencent à payer des impôts en 2026. Petit tour d’horizon.
Impôts 2026 : quel revenu ne pas dépasser pour éviter d’être imposé ?

Quelle limite de revenus pour éviter de payer des impôts en 2026 ?
Le seuil de non‑imposition correspond au niveau de revenu net imposable annuel en dessous duquel un contribuable n’aura pas d’impôt sur le revenu à verser pour l’année 2026. Ce montant dépend de la situation familiale du foyer fiscal (nombre de parts).
1. Célibataire sans enfant
Un contribuable isolé ne paiera pas d’impôt si son revenu net imposable annuel 2025 reste inférieur ou égal à 17 594 €, soit environ 1 629 € nets par mois.
2. Parent isolé (1 enfant)
Un foyer monoparental avec un enfant peut rester non imposable jusqu’à 23 391 € annuels de revenu net, soit autour de 2 165 € mensuels.
3. Couple sans enfant ou parent isolé (2 enfants)
Pour un couple sans enfant ou un parent isolé élevant deux enfants, le seuil de non‑imposition est 32 866 € par an, soit environ 3 043 € nets par mois.
4. Couple avec 1 enfant
Un foyer avec un enfant peut atteindre 38 660 € annuels de revenus nets (soit près de 3 579 € par mois) sans être imposé.
5. Couple avec 2 enfants
Pour un couple avec deux enfants, le plafond de non‑imposition s’élève à 44 458 € annuels, ce qui correspond à près de 4 116 € nets par mois pour l’ensemble du foyer. Ces seuils sont basés sur le revenu net imposable, c’est‑à‑dire l’ensemble des revenus reçus en 2025 après déductions fiscales obligatoires (abattements, charges déductibles, etc.).
Il est important de noter qu’une particularité administrative peut également intervenir : si le montant de l’impôt calculé est inférieur à 61 €, l’administration fiscale ne le recouvre pas, ce qui peut dispenser certains foyers proches de ces seuils de verser un impôt même s’ils les dépassent légèrement.
Comment fonctionne le nouveau barème d’imposition 2026 ?
Le barème progressif de l’impôt sur le revenu s’articule en plusieurs tranches auxquelles s’appliquent des taux différents sur le revenu net imposable. Pour l’année fiscale 2026, les tranches principales sont les suivantes : jusqu’à 11 497 € : 0 % d’imposition, de 11 498 € à 29 315 € : 11 %, de 29 316 € à 83 823 € : 30 %, de 83 824 € à 180 294 € : 41 %, au‑delà de 180 294 € : 45 %.
Ce dispositif progressif signifie que seules les parties de revenu situées dans chaque tranche sont taxées au taux correspondant. Par exemple, un célibataire qui gagne 30 000 € ne paiera rien sur la part jusqu’à 11 497 €, 11 % sur la part suivante, et 30 % sur le reste.
Pourquoi ces seuils évoluent‑ils en 2026 ?
Le gouvernement a finalement choisi d’indexer le barème de l’impôt sur le revenu à l’inflation à hauteur de 0,9 % pour l’année 2026, au lieu de laisser le barème gelé. Cette décision budgétaire vise à empêcher que l’augmentation automatique des revenus due à l’inflation ne fasse basculer mécaniquement des ménages modestes dans une tranche d’imposition plus élevée.
Selon les estimations, cette revalorisation devrait permettre à environ 200 000 foyers de rester non imposables en 2026, sans changement réel de leur pouvoir d’achat, simplement grâce à l’ajustement du seuil.