Alors que le marché du luxe mondial connaît une reconfiguration marquée, certaines villes se hissent au sommet des destinations de choix pour les grandes fortunes. Madrid, Milan ou encore Dubaï attirent désormais un nombre croissant d’ultra riches. Pourquoi ces métropoles se distinguent-elles en 2026 ? Une plongée dans l’index annuel de BARNES.
Où vivent les riches en 2026 ? Top 10 des villes mondiales

Une géographie de la richesse redessinée en 2026
Depuis janvier 2026, l’étude BARNES City Index redéfinit les pôles d’attraction des ultra riches à l’échelle mondiale. Publié chaque année, ce classement cible les UHNWI — individus disposant d’un patrimoine supérieur à 30 millions de dollars. Cette édition révèle une dynamique nouvelle : le recentrage sur des villes où la qualité de vie prime autant que le rendement financier.
Ainsi, Madrid se hisse une nouvelle fois en tête. « Pour la deuxième année consécutive, Madrid est la ville préférée des ultra-riches selon le Barnes City Index 2026 », précise Anaïs Clavell dans les colonnes du Journal du luxe. La capitale espagnole conjugue fiscalité avantageuse, climat tempéré et stabilité politique — trois critères décisifs pour les investisseurs fortunés.
En deuxième position, Milan confirme son ascension, poussée par une scène artistique en plein essor, un marché de l’immobilier haut de gamme en pleine mutation et une position stratégique au cœur de l’Europe. Selon Club Patrimoine, les prix dans certains quartiers du centre historique ont bondi de +6 % en un an.
Dubaï, en troisième position, reste un symbole de réussite et d’hyper-modernité. Bénéficiant d’une politique d’accueil favorable et d’une fiscalité ultra-compétitive, elle attire de nombreux expatriés très fortunés. Comme le souligne Journal du Luxe, la métropole devient une destination résidentielle et non plus seulement un point de transit ou d’investissement.
De Miami à Marbella : la percée des villes soleil
Le rapport 2026 fait également émerger des villes autrefois considérées comme secondaires. En tête de cette catégorie : Marbella, qui réalise une ascension spectaculaire, passant de la 35ᵉ à la 5ᵉ place en un an. D’après Club Patrimoine, cette station balnéaire espagnole de la Costa del Sol a vu les prix de son immobilier de prestige progresser de +10 % en douze mois.
Cette mutation s’explique par une évolution profonde des modes de vie : « Nos clients choisissent désormais de vivre 12 mois sur 12 dans des destinations autrefois considérées comme purement touristiques comme Palma, Marbella, Dubaï, Miami Beach ou l’Algarve », déclare Thibault de Saint Vincent, président du groupe BARNES.
Miami, désormais 4ᵉ, poursuit sa dynamique : connectivité internationale, absence d’impôt sur le revenu au niveau local, plages prisées et marché immobilier haut de gamme la positionnent comme une alternative crédible aux capitales traditionnelles. Les biens ultra-luxueux y atteignent désormais des sommets, portés par une clientèle venue d’Amérique latine, d’Europe et du Moyen-Orient.
Paris, pourtant en recul, conserve la 6ᵉ place. Si les prix y sont déjà très élevés, la demande reste soutenue dans les quartiers centraux. L’attractivité culturelle et éducative de la ville en fait une valeur refuge. Cependant, la rigidité fiscale et les tensions sociales freinent les ardeurs d’une partie des investisseurs étrangers. Immo Matin rapporte d’ailleurs cette remarque de Thibault de Saint Vincent : « La richesse ne se définit plus uniquement par la localisation ou la fiscalité, mais par la capacité à conjuguer vie, culture, sécurité et liberté dans un même lieu ».
Une clientèle mondiale en recomposition
En 2025, la population mondiale d’ultra-riches (UHNWI) a été estimée à 510 810 individus, selon les données relayées par Empruntis. Leur poids dans l’économie mondiale est tel qu’ils redessinent littéralement les lignes du marché immobilier haut de gamme.
Par ailleurs, le phénomène de télétravail globalisé a accéléré la transition : des villes longtemps cantonnées au tourisme deviennent des résidences principales pour ces grandes fortunes. Ce glissement progressif s’accompagne d’un essor des investissements résidentiels pérennes, qui supplantent désormais les achats opportunistes ou les placements secondaires.
L’immobilier de luxe devient alors le reflet d’un équilibre recherché : climat stable, fiscalité modérée, qualité des infrastructures, offre culturelle étoffée. Autant d’éléments qui poussent les ultra riches à s’installer de manière durable.
Enfin, certaines villes comme Genève, Lisbonne, Tokyo ou Los Angeles figurent également dans le top 10, sans toutefois devancer les six premières destinations citées. Elles confirment une tendance globale : la diversification géographique des investissements résidentiels de l’ultra richesse, portée par une volonté d’allier style de vie et préservation du capital.