La Ville de Paris autorise les terrasses estivales jusqu’au 30 novembre 2026, sans redevance supplémentaire. Une mesure de soutien après les dégradations d’octobre.
Paris prolonge gratuitement les terrasses jusqu’à fin novembre pour soutenir les commerces

Les cafés, bars et restaurants parisiens pourront conserver leurs terrasses estivales jusqu’au 30 novembre 2026. La Ville de Paris a annoncé, vendredi 23 octobre, une prolongation exceptionnelle d’un mois, sans redevance ni taxation supplémentaire, pour soutenir l’activité commerciale après les violences survenues les 17 et 18 octobre. Les installations concernées devaient initialement être retirées à la fin du mois d’octobre.
Cette décision, annoncée dans la communication officielle de la Ville de Paris, concerne les terrasses déjà autorisées. Pour les établissements qui disposent de places en extérieur, elle ouvre quatre semaines supplémentaires d’exploitation à l’approche de l’hiver. Son effet sur les recettes dépendra de la fréquentation et des conditions météorologiques.
Un mois supplémentaire pour les terrasses parisiennes
Le régime habituel permet d’installer les terrasses estivales du 1er avril au 31 octobre. La prolongation décidée par la municipalité reporte leur échéance au 30 novembre. Les exploitants peuvent ainsi maintenir des tables et des chaises sur les espaces autorisés, notamment certains trottoirs et emplacements de stationnement, pendant une période normalement réservée au démontage de ces installations.
Le dispositif est destiné à soutenir l’ensemble du tissu commercial concerné. Les précisions diffusées le 23 octobre sur la décision municipale indiquent que la prolongation ne donnera lieu à aucun paiement supplémentaire. Cette exonération porte sur le mois ajouté au calendrier habituel des terrasses estivales.
Les horaires de fermeture restent fixés à 22 heures pour ces terrasses. L’autorisation de fonctionner jusqu’à 23 heures était limitée à la période du 21 juin au 30 août 2026, comme le rappelle la présentation municipale du dispositif. Les règles de circulation des piétons, d’accessibilité et de tranquillité des riverains continuent de s’appliquer.
451 commerces vandalisés après les manifestations
La prolongation intervient dans une période difficile pour une partie des commerçants de la capitale. Les violences et pillages du week-end des 17 et 18 octobre ont endommagé des boutiques et des locaux professionnels dans plusieurs quartiers. Dans son point de situation du 21 octobre, la Ville dénombrait 451 commerces vandalisés. L’évaluation des préjudices matériels et des pertes d’activité demeure propre à chaque établissement.
Pour les professionnels, la mesure peut préserver une capacité d’accueil extérieure durant le mois de novembre. Elle s’ajoute aux interventions de remise en état des espaces publics et à l’accompagnement administratif proposé aux entreprises touchées. La municipalité indique avoir mobilisé près de 2 000 agents de propreté après les dégradations.
Assurances et trésorerie : des démarches pour les commerçants touchés
Les établissements ayant subi des dégâts peuvent solliciter une cellule d’urgence mise en place par la Ville, avec l’appui de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Le numéro d’accompagnement est le 0 800 73 04 92. Une permanence est également organisée au 11, rue Léon-Jouhaux, dans le 10e arrondissement.
Les commerçants sont invités à conserver les preuves des dommages, déposer plainte et déclarer leur sinistre auprès de leur assureur. Les démarches détaillées par la Ville comprennent aussi un accompagnement sur les difficultés de trésorerie, les échéances fiscales et sociales et les questions juridiques. Des consultations gratuites sont proposées avec le concours du barreau de Paris.
Les professionnels qui souhaitent créer ou modifier une terrasse doivent toujours passer par le téléservice municipal d’autorisation. La réglementation interdit par ailleurs le chauffage et la climatisation des terrasses ouvertes. Pour les établissements déjà autorisés, la nouvelle échéance est désormais le 30 novembre, avant le retour au calendrier ordinaire d’exploitation.
