Une nouvelle étape a été franchie ce 19 mars 2026. Dès l’ouverture des marchés européens, le pétrole s’est envolé au-delà des 110 dollars, atteignant même plus de 115 dollars en séance. Cette hausse brutale intervient après une série de frappes coordonnées visant des infrastructures énergétiques majeures dans le Golfe.
Le pétrole s’envole au-delà de 115 dollars après une matinée de frappes au Moyen-Orient

Ce 19 mars 2026, au petit matin en Europe, les marchés pétroliers ont réagi en temps réel à une intensification spectaculaire du conflit entre l’Iran, Israël et leurs alliés. Après la frappe israélienne sur le champ gazier iranien de South Pars la veille, Téhéran a lancé une riposte massive dans la nuit. Le Brent, référence mondiale pour le pétrole, a bondi dès l’ouverture, reflétant la crainte d’un choc d’offre majeur.
Pétrole : une matinée sous tension extrême sur les marchés
La séquence débute dans la nuit du 18 au 19 mars. L’Iran lance une série de frappes contre des infrastructures énergétiques stratégiques dans le Golfe. Le principal objectif est le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, mais d’autres sites sont également visés au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.
Les dégâts sont significatifs. Plusieurs installations sont mises à l’arrêt et des incendies sont signalés. Cette offensive constitue une réponse directe à la frappe israélienne sur South Pars, un site qui représente environ 70 % de la production gazière iranienne, selon The Guardian, qui a été frappé par Israël le 18 mars 2026. Le conflit change de dimension. Il ne s’agit plus seulement d’affrontements militaires, mais d’une guerre ciblant directement les infrastructures énergétiques.
Le pétrole dépasse les 115 dollars en séance, porté par la panique des marchés
La réaction des marchés est immédiate. Dès les premières heures de cotation en Europe, le Brent dépasse les 113 dollars, avant d’atteindre environ 115,10 dollars en cours de séance et de continuer sa course pour afficher 117 dollars vers 11 heures le 19 mars 2026. Le pétrole avait déjà progressé de plus de 3 % après les premières frappes iraniennes. Mais la vague d’attaques du matin amplifie fortement le mouvement.
Sur deux jours, la hausse est spectaculaire. Le Brent évoluait encore autour de 103 dollars le 17 mars. Il atteint désormais plus de 113 à 115 dollars, soit une progression de plus de 10 dollars en moins de 48 heures. Sur la seule matinée du 19 mars, le baril a grimpé de plus de 10 %. Le WTI suit la même dynamique, franchissant le seuil des 100 dollars en séance.
Les analystes décrivent un marché « extrêmement volatil », selon Reuters le 19 mars 2026. Chaque nouvelle information sur les frappes ou les dégâts entraîne des variations immédiates.
