Chaque année, les entreprises formulent des résolutions qui n’ont plus rien de symbolique. À l’heure où les notes extra-financières influencent investisseurs, clients, talents et parfois même l’accès à certains marchés, l’exercice est devenu un enjeu stratégique : prouver, mesurer et documenter ses engagements.
2026 : la performance sera chiffrée et prouvée

En 2026, une résolution s’impose au-dessus des autres : reprendre le contrôle de ses déchets pour reprendre la main sur sa performance extra-financière.
Le tri devient une donnée cardinale de l’entreprise
Longtemps perçu comme un geste vertueux mais secondaire, le tri s’impose désormais comme un indicateur de sincérité environnementale. Les agences de notation extra-financière analysent aujourd’hui la qualité du tri, sa régularité, les volumes générés, les filières utilisées et le niveau de conformité réglementaire.
Les entreprises l’ont compris : un déchet mal trié est une ressource perdue, un coût supplémentaire, et une ligne affaiblie dans le reporting ESG.
Le tri n’est donc plus un comportement.
C’est une ligne comptable environnementale.
La pesée devient la preuve de vérité
Impossible d’améliorer ce que l’on ne mesure pas. Longtemps négligée, la pesée systématique devient la clé de voûte de la crédibilité extra-financière.
Chaque kilo pesé représente :
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une information objectivtée,
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une matière valorisable,
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un coût évité,
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un taux de recyclage documenté,
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une réduction d’impact prouvée,
La pesée transforme profondément l’entreprise :
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elle rend visibles les progrès,
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elle révèle les dysfonctionnements,
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elle objectivise les engagements,
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elle nourrit les rapports de durabilité avec des données opposables.
Concrètement, sans pesée, il n’y a pas de preuve, seulement des intentions.
Quand le poids des déchets raconte la réalité de l’entreprise
Le poids d’un déchet raconte une histoire.
Il révèle la maturité opérationnelle, la capacité d’anticipation, l’efficacité des processus, la maîtrise des coûts et la sincérité des engagements.
Prenons un exemple.
Dans un palace parisien, comptant plusieurs centaines de collaborateurs et générant environ 500 tonnes de déchets par an, la mise en place d’une pesée systématique a permis :
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d’identifier un gisement de biodéchets largement sous-exploité, représentant près de la moitié des volumes.
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d’ajuster les fréquences de collecte et l’organisation des flux, malgré de fortes contraintes spatiales et opérationnelles.
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de réduire significativement la part de déchets non valorisés, en faisant passer le DIB de 45 % à 26 %.
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de documenter précisément des indicateurs ESG clés, notamment les taux de tri, de valorisation matière et la traçabilité des flux, y compris lors d’événements exceptionnels.
En quelques mois, ce que l’entreprise pensait bien maîtriser s’est transformé en levier de pilotage et de performance mesurable.
Un kilo de déchet recyclé, est un kilo de ressource retrouvée.
Un kilo de déchet non trié, c’est un kilo de valeur perdue — et un point de crédibilité extra-financière qui s’évapore.
La grande résolution 2026 : mesurer pour exister
En 2026, l’enjeu n’est plus de trier, mais de mesurer, tracer, prouver.
La crédibilité ne se joue plus sur l’intention, mais sur la donnée.
Les organisations qui intégreront la pesée et la traçabilité de leurs déchets dans leur quotidien prendront une longueur d’avance durable.
Une bonne note extra-financière ne s’obtiendra plus avec un rapport rédigé proprement, mais avec des kilos, des taux et des preuves.
Et si une résolution devait résumer l’ambition des entreprises en 2026, ce serait celle-ci : faire de leurs volumes de déchets un actif stratégique.
