La Banque de France observe une stabilisation du nombre de prêts accordés aux primo-accédants depuis le printemps 2026. Leur durée initiale moyenne atteint 23 ans et 10 mois, davantage que pour l’ensemble des emprunteurs achetant leur résidence principale.
Crédit immobilier : les primo-accédants empruntent sur près de 24 ans

Les primo-accédants qui financent l’achat de leur résidence principale contractent des prêts immobiliers d’une durée initiale moyenne de 23 ans et 10 mois. Ce chiffre, publié le 5 novembre 2026 par la Banque de France dans ses statistiques de septembre, dépasse de six mois la durée moyenne observée pour l’ensemble des emprunteurs acquérant leur résidence principale, établie à 23 ans et 4 mois.
Un accès au crédit stabilisé depuis le printemps
La banque centrale indique que le nombre de prêts accordés aux primo-accédants est stable depuis le printemps 2026. Elle observe une évolution comparable pour les prêts accordés à l’ensemble des emprunteurs, hors renégociations, ainsi que pour les ventes de logements. Ces observations reposent sur une collecte complémentaire auprès de douze banques résidentes représentant 90 % de l’encours total de prêts immobiliers.
La durée initiale d’un prêt constitue un paramètre important du financement d’un premier achat. À montant et taux identiques, un allongement de la durée réduit la mensualité théorique, mais augmente le montant total des intérêts payés. Les moyennes publiées ne permettent toutefois pas de déduire le coût individuel des prêts ni la part des dossiers acceptés ou refusés.
Des taux stables, mais supérieurs à ceux d’un an auparavant
Sur l’ensemble des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations, le taux d’intérêt moyen est resté à 3,32 % en septembre 2026, comme en août, contre 3,09 % en septembre 2025. La production mensuelle corrigée des variations saisonnières atteint 11,8 milliards d’euros, après 12,2 milliards en août et 12,5 milliards un an plus tôt.
La Banque de France précise que ses taux sont calculés hors frais et assurance. Ils ne correspondent donc pas au taux annuel effectif global payé par chaque ménage. Le taux fixe reste très largement dominant : il représente 99 % des nouveaux crédits immobiliers dans les données de septembre, hors prêts relais.
Un indicateur à distinguer de la capacité d’achat
La stabilité du nombre de prêts aux primo-accédants ne renseigne pas, à elle seule, sur la surface des logements accessibles ou sur l’évolution de l’apport personnel exigé. Ces paramètres dépendent également des prix immobiliers, des revenus des ménages et des conditions de financement propres à chaque dossier.
À fin septembre, l’encours de crédits immobiliers des particuliers s’établit à 1 289 milliards d’euros, en progression de 0,2 % sur un an. La prochaine observation permettra de préciser si la stabilisation du financement des premiers achats se prolonge à l’automne.